Égide Linnig

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Naissance
Nom de naissance
Egidius Linnig
Nationalité
Belge
Égide Linnig
Autoportrait par Égide Linnig (1839).
Naissance
Décès
Nom de naissance
Egidius Linnig
Nationalité
Belge
Activité
Formation
Maître
Fratrie
Joseph Linnig
Willem Linnig (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Égide (Egidius) Linnig, né à Anvers le et mort à Sint Willebrord, Brabant-Septentrional aux Pays-Bas le , est un peintre, dessinateur et graveur belge essentiellement connu pour ses marines et, occasionnellement, ses scènes de genre. Il est l'un des premiers graveurs réalistes de Belgique.

Égide Linnig est né à Anvers en 1821. Il est le fils de Pierre Joseph Linnig (né à Aschbach, Rhénanie-Palatinat en Allemagne) et Catherine Joséphine Leys. Son père, ébéniste, s'est fixé à Anvers en 1808. Il a deux frères aînés Joseph Linnig et Willem Linnig l'Ancien qui sont tous deux devenus peintres et graveurs[1].

Naufrage au large d'une côte rocheuse (1848).
Scène de rivière au crépuscule (1849).

À partir de 1834, Linnig étudie à l'Académie des beaux-arts d'Anvers. Linnig n'est cependant pas satisfait de sa formation par Mathieu-Ignace Van Brée, le directeur de l'Académie, car l'accent est mis sur la peinture d'histoire. Linnig est, dès le début de ses études, davantage attiré par le genre marin. Après la mort de van Bree en 1839, Linnig quitte les cours du jour et se limite à suivre les études du soir[1]. Cela lui permet de suivre l'enseignement dispensé par Jacques Van Gingelen, peintre paysagiste et graveur et Jan Michiel Ruyten, mais surtout de fréquenter le milieu des marins et de passer la plus grande partie de son temps à bord des vaisseaux, afin d'acquérir les techniques liées à la navigation[1]. Les condisciples et contemporains de Linnig au cours de ces années comprennent François Lamorinière, Hendrik Frans Schaefels, Lucas Victor Schaefels, Louis Van Kuyck, Charles Verlat et Henri Adolphe Schaep. Au cours de ses études à l'Académie, Linnig a réalisé de nombreuses œuvres d'après nature, représentant en particulier l'Escaut.

Alors qu'il est encore inscrit à l'Académie, Linnig, qualifié d'« élève de Ruyten », participe au Salon triennal de Bruxelles de 1839 en exposant Une vue prise d'Anvers. L'année suivante, Linnig expose au Salon triennal d'Anvers de 1840 deux peintures marines, Pêche au hareng sur le Dogger Bank et Côte près de Zierikzee[2]. En 1842, Linnig décide de mettre un terme à ses études académiques. À l'été de l'année suivante, il rejoint l'équipage des bateaux de pêche afin d'étudier en détail toutes les manœuvres des navires. Linnig continuera plus tard à faire de petites excursions en mer avec des pêcheurs pour nourrir son inspiration en étudiant les manœuvres techniques de navigation[1]. L'un de ses voyages lui inspire le tableau Le brick « Timor » naufragé au large des côtes anglaises, qu'il expose au Salon triennal de Bruxelles en 1842.

Le , Égide Linnig épouse à Anvers Hortense Louise Frédérique Praet (1826-1892)[N 1]. Au cours de cette même année, Linnig et son frère Willem passent quelque temps à La Haye. Au musée Mauritshuis de la ville, il étudie les œuvres de maîtres anciens et contemporains[1]. Linnig écrit plus tard que ce voyage aux Pays-Bas fut décisif pour le développement de sa conception de l'art et que cette nouvelle conception se reflétait dans sa composition Shipwreck on the English coast. Il soumet cette œuvre au Salon triennal de 1845 à Bruxelles. En 1847, Linnig s'embarqua pour la Norvège. En 1848 ou peu avant, il déménage d'Anvers à Sint Willebrord, un village du Brabant-Septentrional, aux Pays-Bas.

Le trois-mâts Constant au large de la Nouvelle-Guinée (1860).

Linnig présente quatre œuvres au Salon d'Anvers de 1849. Il s'agit de marines ordinaires, ainsi que de représentations de navires. À partir de 1849, Linnig expose régulièrement en Allemagne, notamment à Leizig, où ses marines rencontrent le succès et sont collectionnées par plusieurs musées[3]. À la fin des années 1840 et au début des années 1850, Linnig participe à trois reprises au total à l'« Exposition des maîtres vivants » aux Pays-Bas, proposant les œuvres suivantes : L'épave d'un navire sarde (La Haye, 1847), Storm (Rotterdam, 1848) et L'hivernage de Barends et van Heemskerk sur Nova Zembla. Cette dernière œuvre s'inspire du poème du poète néerlandais Hendrik Tollens sur les catastrophes maritimes du XVIe siècle des navires néerlandais près de Novaya Zemlya (La Haye, 1851). Parmi ses élèves, figure Florent Crabeels.

À partir des années 1850, Linnig produit de nombreuses marines. Il s'agit soit de scènes de genre général, soit de scènes représentant un navire nommé jouant un rôle principal dans l'action. Ces derniers étaient une forme de combinaison entre un portrait de navire et une peinture de marine en général et étaient généralement réalisés à la demande des compagnies maritimes et des capitaines de navires. Un exemple de cette dernière catégorie est Le trois-mâts Constant au large de la Nouvelle-Guinée. Il représente le navire de commerce le « Constant » après avoir couru sur un récif de corail au large des côtes d'une petite île près de la Nouvelle-Guinée le . Il montre également comment, après avoir abandonné le navire, l'équipage essaie de se rendre à terre après que les canots de sauvetage ont provoqué une fuite[4].

Tout au long des années 1850, Linnig continue à faire des soumissions aux Salons d'Anvers et de Bruxelles[2].

Égilde Linnig meurt à Sint Willebrord, le , des suites d'une pneumonie contractée après avoir raté un saut par-dessus une rivière dans laquelle il est tombé. Bien qu'il ait eu six enfants de son mariage avec Hortense Praet, il ne laisse pas de descendance, car, de ses enfants, cinq sont morts très jeunes et seul son fils Frédéric atteignit à peine l'âge adulte[3].

Œuvres

Notes et références

Annexes

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