Église Notre-Dame de Saint-Saturnin

From Wikipedia, the free encyclopedia

TypeÉglise
Début de la constructionXIIe siècle
Fin des travaux1850
Église Notre-Dame de Saint-Saturnin
Église Saint-Saturnin de Saint-Saturnin
Image illustrative de l’article Église Notre-Dame de Saint-Saturnin
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux 1850
Architecte Aymon Mallay (flèche du clocher en 1850)
Style dominant Art roman auvergnat
Protection Logo monument historique Classée MH (1862)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Commune Saint-Saturnin (Puy-de-Dôme)
Coordonnées 45° 39′ 37″ nord, 3° 05′ 36″ est
Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme
(Voir situation sur carte : Puy-de-Dôme)
Église Notre-Dame de Saint-SaturninÉglise Saint-Saturnin de Saint-Saturnin
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
(Voir situation sur carte : Auvergne-Rhône-Alpes)
Église Notre-Dame de Saint-SaturninÉglise Saint-Saturnin de Saint-Saturnin
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Église Notre-Dame de Saint-SaturninÉglise Saint-Saturnin de Saint-Saturnin

L'église Notre-Dame (ou Saint-Saturnin)[1] est une église de style roman auvergnat située à Saint-Saturnin, dans le département français du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle est la plus petite, la plus sobre et la plus tardive des cinq églises dites « majeures » d'Auvergne, au nombre desquelles figurent la basilique Notre-Dame-du-Port de Clermont-Ferrand, l'abbatiale Saint-Austremoine d'Issoire, la basilique Notre-Dame d'Orcival et l'église de Saint-Nectaire.

L'église de Saint-Saturnin a été construite durant le troisième quart du XIIe siècle[2].

La flèche du clocher, détruite durant la Révolution, fut reconstruite à l'identique en 1850 par l'architecte Aymon Mallay[1].

L'église fait l'objet d'un classement par liste au titre des monuments historiques depuis 1862[1].

Architecture

Architecture extérieure

La façade occidentale est constituée d'un simple mur écran.

Structure du chevet

Édifiée en arkose, l'église Notre-Dame de Saint-Saturnin présente un remarquable chevet roman auvergnat constitué d'un étagement de volumes de hauteur croissante :

Des cinq églises majeures de Basse-Auvergne, l'église de Saint-Saturnin est celle qui possède le chevet le plus modeste, car elle est la seule à ne pas posséder de chapelles rayonnantes autour du déambulatoire (ni de chapelle axiale, comme à Issoire).

La silhouette caractéristique et l'élan vertical des chevets romans auvergnats sont dus au « massif barlong », ce parallélépipède allongé transversalement qui surmonte la croisée du transept et est couronné par le clocher. L'élévation progressive des volumes est encore accentuée par les deux toits en appentis[3] du « massif barlong », qui encadrent la naissance du clocher.

Décoration extérieure

Le chevet possède une décoration remarquable par sa polychromie, obtenue par l'utilisation de basalte noir. Cette décoration est cependant nettement plus sobre qu'à Issoire.

Le chevet et le déambulatoire possèdent une corniche largement débordante ornée d'une frise en damier et soutenue par des modillons à copeaux.

Sous la corniche du chœur se déploie une mosaïque de rosaces polychromes réalisées avec du basalte. Sous cette mosaïque, les fenêtres du chœur alternent avec des loges rectangulaires abritant chacune trois colonnettes.

Dominant le chœur, les arcs des fenêtres du « massif barlong » sont ornés de claveaux polychromes.

Architecture intérieure

L'intérieur n'est pas polychrome comme à Issoire.

Les collatéraux, étroits, sont séparés de la nef par des piliers renforcés par des colonnes engagées surmontées de chapiteaux historiés. Ils possèdent des voûtes d'arêtes séparées par de puissants arcs-doubleaux.

Le chœur, voûté en cul-de-four, est entouré de six colonnes couronnées de chapiteaux sculptés de motifs végétaux supportant des arcs surhaussés surmontés d'une deuxième série de baies, alternativement ajourées et aveugles.

Mobilier

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI