Église Saint-Antoine de Lialores
église située dans le Gers, en France
From Wikipedia, the free encyclopedia
L'église Saint-Antoine de Lialores est une église romane construite au XIIe siècle située dans le hameau de Lialores, dans la commune de Condom, dans le département français du Gers. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1986.
| Église Saint-Antoine de Lialores | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | |||
| Rattachement | Diocèse d'Auch | |||
| Début de la construction | XIIe siècle | |||
| Style dominant | Architecture romane | |||
| Protection | ||||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Occitanie | |||
| Département | Gers | |||
| Ville | Condom | |||
| Coordonnées | 44° 00′ 37″ nord, 0° 24′ 03″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Gers
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Géolocalisation sur la carte : France
| ||||
| modifier |
||||
Histoire
On sait peu de choses sur les débuts de cette église, probablement édifiée au XIIe siècle avec un couvent de Bénédictins. Au XIVe siècle, un clocher et un avant-corps massif avec un portail gothique sont ajoutés. Cependant, on ne sait rien du portail roman d’origine, s’il a existé.
Par la suite, l’église est dévastée au cours des guerres de Religion : en 1569, Gabriel Ier de Montgommery y provoque un incendie qui détruit la plus grande partie des voûtes. L’église est restaurée en 1617 et 1783. De 1883 à 1885, l’architecte agenais Dubarry de la Salle procède à la restauration qui lui donne sa forme actuelle, correspondant à peu près à son aspect primitif.
Le , l'église est classée au titre des monuments historiques par le ministère de la Culture[2].
Description
Extérieur
L’église, construite en moyen appareil régulier, est un vaste édifice à trois nefs, dépourvu de transept, avec une abside profonde semi-circulaire flanquée de deux absidioles, selon le principe de la basilique antique qu’on retrouve à Nogaro ou à Montaut-les-Créneaux.
Nef
La nef et les collatéraux sont divisés est en quatre travées par des piliers carrés, mais les deux travées centrales de la nef principale sont confondues, ce qui peut évoquer le carré d’un transept. La nef est couverte d'une voûte en berceau brisé portée par des doubleaux, reconstituée en 1883 d'après les éléments subsistants. Auparavant et depuis la destruction de 1569, l'église était couverte en charpente et lambris. La construction est faite en briques tubulaires, recouvertes d'un enduit simulant les joints d'un appareil en pierre. Les doubleaux retombent sur des colonnes accolées par un dosseret aux piliers carrés. Les collatéraux s'ouvrent sur la nef centrale par des arcs en plein cintre à double voussure de section rectangulaire. Seule la travée du collatéral sud proche de l'absidiole sud avait conservé sa voûte d'arêtes d'origine. On a refait celles des autres travées sur ce modèle.
La plupart des chapiteaux ont été restaurés, seuls les quatre de la première travée sont d'origine. Un seul chapiteau, dans la travée précédant le chœur est historié : il représente d'une part, le péché originel, et d'autre part la ligature d'Isaac.
Selon une hypothèse logique, mais non vérifiée, les deux piliers centraux de la nef auraient disparu, et l'arcade centrale entre la nef et les collatéraux s’élevant plus haut que ses voisines, aurait obligé le restaurateur à voûter les travées centrales des collatéraux en demi-berceau. Mais l’hypothèse d’une telle construction dès l’origine n’est pas exclue.
Chœur
Le chœur s'ouvre par un arc triomphal en tiers-point à double voussure. Suivent deux travées voûtées en berceau, puis l'abside semi-circulaire en cul-de-four. Une arcature extradossée faisait le tour du chœur, il n'en reste que cinq arcades.
Mobilier
Quelques objets sont référencés dans la base Palissy (voir les notices liées)[2].
Antoine de Lialores
Il n’y a pas de documents historiques permettant d’établir avec certitude l’existence de ce saint. Selon la tradition, il serait né à Agen vers 470. D’abord soldat, il quitte l’état militaire, trop exposé à l’influence de l’arianisme, et se fait ermite en Lomagne. Ramené à Agen par sa famille, il prêche et accomplit de nombreux miracles, puis retourne à sa solitude. Il est pris par les Ariens, qui le décapitent à Agen. Selon la légende, la tête coupée aurait bondi jusqu’à Lialores, indiquant l’emplacement de son tombeau. Quoi qu’il en soit, c’est à Lialores que les restes d’Antoine sont déposés et vénérés. Les Bénédictins de Condom y ont fondé un couvent, dont l’église actuelle faisait partie. Il est fêté le .