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Le trait le plus remarquable de l'église Saint-Benoît est la présence des fresques[3].
Elle offre notamment un Dit des trois morts et des trois vifs[2], selon un thème incitant à la réflexion sur la fatalité de la mort et la vanité de la vie rencontré pour la première fois en poème avec Baudouin de Condé vers 1280[4]. Ce genre d'illustration apparaît en France vers 1403 dans les Recueils de moralité.
La fresque de Saint-Benoît montre trois jeunes chevaliers gentilshommes à cheval, interpellés dans un cimetière par trois morts qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme. À droite on remarque deux enfants agenouillés devant leur patron Saint-Benoît.
On y voit conventionnellement:
les signes de la mort: trois cadavres dans leur suaire portant une pierre tombale, un pic de fossoyeur et un dard;
les signes des plaisirs de la vie: parures des trois jeunes seigneurs, caparaçons des chevaux, chasse: chiens, faucons;
le salut: croix se dressant au lieu de la rencontre, «Ce que vous êtes nous l'avons été, ce que nous sommes vous le deviendrez».