Église Saint-Germain de Rennes

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Début de la constructionXVe siècle
Église Saint-Germain de Rennes
La façade occidentale de l'édifice
La façade occidentale de l'édifice
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo
Début de la construction XVe siècle
Fin des travaux XVIIe siècle
Style dominant Gothique flamboyant
Protection Logo monument historique Classée MH (1914)[1],[2],[3]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Ville Rennes
Coordonnées 48° 06′ 40″ nord, 1° 40′ 36″ ouest

Saint-Germain est une église paroissiale de Rennes sise dans la ville-neuve[4], longée sur son flanc sud par la Place Saint-Germain. Paroisse des riches marchands-merciers puis des parlementaires, l'édifice est de style gothique flamboyant. Il a été érigé pour l'essentiel du XVe siècle au XVIIe siècle. Il conserve le plus ancien vitrail de Rennes ainsi que des orgues de qualité.

Vue en noir et blanc du portail sud de l'église Saint-Germain
Vue en noir et blanc du portail sud de l'église Saint-Germain

Une petite église primitive datait du XIIe siècle. Elle était entourée d'un cimetière au XIIIe siècle. Deux piliers près de la sacristie en sont les seuls vestiges[2].

L'actuel édifice fut construit, lentement, de 1470 à 1690. Commencé en gothique flamboyant, il fut achevé en style Renaissance tardive.

La paroisse Saint-Germain relevait de la baronnie de Vitré puis de la vicomté de Rennes qui s'en est détachée au début du XVIIe siècle[5].

L’église fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [1],[2].

Architecture

Extérieurs

Le plan est assez inhabituel : rectangulaire avec un chevet et un mur ouest plats, mais avec un pan coupé à l'angle sud-ouest qui suit le tracé de l'ancienne voie romaine Rennes-Angers occupé aujourd'hui par la rue du Vau-Saint-Germain.

La façade ouest comprend une immense baie gothique abritant autrefois le vitrail de l'Apocalypse, détruit. La baie est occultée par l'orgue, installé au XIXe siècle. La partie la plus spectaculaire de l'extérieur de l'église est le porche sud, de Renaissance tardive (1606-1623), dû à Germain Gaultier, premier architecte du palais du Parlement de Bretagne avant l'intervention de Salomon de Brosse.

Le beau clocher (1519-1550) qui domine l'église n'en était pas un, à l'origine, mais la tour-beffroi du corps de garde de la ville, cédée à la paroisse en 1651.

Intérieur

La nef, assez haute, est caractéristique du gothique flamboyant breton : piliers légers, grandes arcades en plein cintre, longues sablières à la base de la voûte, ornées de figures monstrueuses ou grotesques, comme souvent dans les sablières bretonnes. La voûte était à l'origine prévue pour être formée d'ogives de bois mais au XVIIe siècle, elle fut finalement érigée en voûte continue beaucoup plus haute et formée d'un berceau brisé unique.

Le chœur se termine par un chevet plat occupé par un superbe fenestrage gothique abritant aujourd'hui le curieux vitrail dont il est question ci-dessous.

Vitraux

L'essentiel de la vitrerie de l'église Saint-Germain de Rennes a été réalisé au XXe siècle par le maître-verrier Max Ingrand qui s'est également illustré à la chapelle du grand-séminaire, à la cathédrale Saint-Pierre ou encore à l'église Toussaints.

Saint-Germain conserve toutefois deux vitres anciennes. D'abord la maîtresse-vitre du chœur, étonnant puzzle de fragments de vitraux du XVIe siècle détruits à la Révolution, entassés dans un tonneau, retrouvés par hasard au XIXe siècle et assemblés sans aucune volonté d'ordre ; l'effet produit est celui d'un art abstrait, non dépourvu de beauté.

D'autre part, le vitrail le plus ancien de la ville, du XVIe siècle (flanc sud), mais recomposé en 1860 avec les vitraux demeurés intacts dans tout l'édifice. Classé aux monuments historiques le [6], il regroupe divers panneaux ayant trait à la vie de la Vierge, à la vie de sainte Anne et saint Joachim (mère et père de Marie), à la Passion et à celle de saint Jean l'Évangéliste (d'après La Légende dorée de Jacques de Voragine).

Mobilier

Notes et références

Voir aussi

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