Église Saint-Germain de Saint-Germain-en-Laye
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| Type | |
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| Destination initiale | |
| Destination actuelle |
culte catholique |
| Diocèse | |
| Paroisse |
Paroisse Saint-Germain-en-Laye-Saint-Germain (d) |
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| Construction |
1766-1827 |
| Religion | |
| Propriétaire |
commune |
| Patrimonialité |
| département | |
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| commune |
| Coordonnées |
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L'église Saint-Germain est, avec l'église Saint-Léger, une des deux églises paroissiales de Saint-Germain-en-Laye, dans le département des Yvelines (France)[1]. Elle était appelée au début du XVIIIe siècle Saint-Germain-de-Paris[2].
Située face au château, cette église construite en 1824, dans un style néo-classique inspiré des basiliques paléochrétiennes, fut restaurée par Joseph Nicolle de 1848 à 1854. Sa façade présente un fronton triangulaire supporté par six colonnes doriques, dont quatre alignées en façade et deux en retour. Elle a été classée monument historique par décision en date du [3].

L'église actuelle est la quatrième construite sur l'emplacement d'une ancienne église construite en 1683 par Jules Hardouin-Mansart et devenue trop petite, qui elle-même remplaçait une première église du XIVe siècle.
La décision de la reconstruire a été prise en 1765, sous le règne de Louis XV, abandonnée, et le dernier projet réalisée seulement en 1827 sous Louis XVIII. Le projet initial fut donné en 1764 par l'architecte Nicolas Marie Potain, et la première pierre posée le par le duc de Noailles. Néanmoins, ce projet n'est pas jugé prioritaire par le contrôleur général des finances, Saint-Germain-en-Laye étant alors largement délaissé par la cour et le culte paroissial ayant été transféré dans de bonnes conditions par le curé dans la chapelle de la Charité, avec l'aide de l'architecte Peyre le Jeune[4]. Les travaux furent rapidement arrêtés mais repris sur l'ordre de Louis XVI à la demande de l'assemblée municipale. L'architecte Pierre Rousseau, gendre de Potain, reprit le chantier. En 1789, l'église n'était qu'à moitié construite.
La Révolution française provoqua l'abandon du chantier en 1791. En 1816, la municipalité décide de faire poursuivre les travaux par l'architecte Henri Trou, dont le projet est approuvé par le Conseil des bâtiments civils, mais le gouvernement refusant de subventionner, il démissionne en 1823.
La municipalité porte alors son choix sur un nouveau projet de construction de la quatrième église par l'architecte Jean Aimé Moutier (1791-1879), élève de Charles Percier[5], et le vérificateur Alexandre Jacques Malpièce (1789-1864). Il prit le même parti architectural qu'un autre élève de Percier, Hippolyte Lebas, pour l'église Notre-Dame-de-Lorette de Paris. Ces derniers achevèrent l'édifice en 1827. La nouvelle église fut bénite le par Jean-François-Étienne Borderies, évêque de Versailles.
Des vices de construction étant rapidement apparus, une restauration de l'édifice s'imposa qui fut confiée à l'architecte Joseph Nicolle. Les travaux furent achevés en 1881.
De style néo-classique, et contemporaine des églises Saint-Symphorien (Versailles) et Saint-Philippe-du-Roule (Paris), cette église est la plus représentative du « retour à la nature » selon les courants philosophiques de l'époque illustrés notamment par Jean-Jacques Rousseau. Cela s'explique notamment, du point de vue architectural, par l'absence quasi-totale des lignes courbes, excepté les arcades à la croisée des transepts et l'arrondi dans l'abside, cul-de-four inclus. De plus, contrairement à ses deux contemporaines, elle ne possède pas de voûte, mais un plafond.
Mobilier remarquable

- Descente de croix de Benedetto Antelami, identique à celle conservée dans la cathédrale de Parme. Elle fut offerte à l'église par une famille de la ville en 1994. Son origine est discutée : il s'agirait d'une seconde version réalisée par l'artiste ou d'une copie plus tardive ;
- Notre-Dame du Bon retour, XIVe siècle, Vierge à l'Enfant découverte au XIXe lors des travaux de construction de l'église et pour laquelle a été accordée une indulgence plénière par le pape Pie IX.
- Christ en croix, XVIIe siècle, de style baroque, origine inconnue ;
- Chaire baroque donnée par Louis XIV, provenant de la troisième chapelle du château de Versailles, abandonnée en 1710 pour faire place à l'actuelle chapelle de Jules Hardouin-Mansart et Robert de Cotte (chaire classée monument historique) ;
- Charles-Joseph Natoire, Le Baptême du Christ (1750), peint à l'origine pour la chapelle du château de Machaud d'Arnouville, ministre de Louis XV. Très proche d'une première version réalisée en 1747 (musée des beaux-arts d'Arras). Ce tableau est la dernière œuvre peinte en France par Natoire, alors à l'apogée de son renom, avant son départ définitif pour Rome (classé monument historique) ;
- Honoré Icard, L'Au-delà, 1913, groupe en marbre ;
- Le mausolée du roi d'Angleterre, Jacques II (Stuart), exilé en France et accueilli par son cousin Louis XIV. Il résida et mourut au château de Saint-Germain, où avait vécu Louis XIV quelques décennies auparavant.
- Les murs de la nef et l'abside sont ornées de fresques d'Amaury-Duval, élève d'Ingres, sur le thème de Nouveau Testament. Elles furent achevées en 1857.
Le grand orgue
Le grand orgue fut commandé par Louis XIV à Alexandre Thierry en 1698. Aristide Cavaillé-Coll reconstruit l'orgue en gardant la partie ancienne pouvant être sauvée. En 1903, Charles Mutin refait l'instrument (quarante quatre jeux), la plus grande partie de la tuyauterie du XVIIIe siècle disparue. En 1967, l'entreprise Haerpfer-Erman effectue une restauration et réinstalle le positif de dos vidé par Mutin. Il est classé monument historique : buffet en 1930 et partie instrumentale en 1975. Marie-Claire Alain en est l'organiste titulaire de 1971 à 2010. Depuis novembre de cette même année le titulaire est Hubert Haye, à qui l'on doit la construction du grand orgue de Notre-Dame de Chatou[6].
L'orgue de chœur a été construit par Aristide Cavaillé-Coll en 1889.
Composition (orgue de tribune)
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