Église Saint-Grégoire de Munster

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Début de la constructionavant le Xe siècle
Église abbatiale Saint-Grégoire
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbatiale
Rattachement Ordre de Saint-Benoît
Début de la construction avant le Xe siècle
Fin des travaux XVIIIe siècle
Date de démolition XIXe siècle
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Département Haut-Rhin
Commune Munster
Coordonnées 48° 02′ 26″ nord, 7° 08′ 16″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Église abbatiale Saint-Grégoire
Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin
(Voir situation sur carte : Haut-Rhin)
Église abbatiale Saint-Grégoire

L’église Saint-Grégoire est une abbatiale disparue qui desservait autrefois l’abbaye de Munster. Bien que celle-ci ait été fondée vers le milieu du VIIe siècle, la première église connue ne date que du Xe siècle. Cette église carolingienne est entièrement reconstruite au XIIe siècle pour laisser la place à un édifice de style roman. Celui-ci fait l’objet d’un grand chantier de rénovation au XVe siècle, pendant lequel l’ancien chœur roman est notamment remplacé par un grand chœur gothique.

Les fouilles archéologiques réalisées dans l’emprise de l’abbaye et ses alentours immédiats ont livré des éclats de pierres taillées datant de la Préhistoire, ainsi que des tessons de céramique de la Protohistoire et de l’Antiquité. Ces éléments demeurent toutefois isolés et aucune trace plus tangible d’occupation du site antérieurement au Moyen Âge n’a encore découverte. Les premières constructions repérées sur le site sont datées entre les VIe et VIIIe siècles, mais elles sont trop ténues pour permettre de considérer qu’il s’agit des vestiges d’une église, ou même qu’elles sont en lien avec l’abbaye[1].

Ce n’est qu’à partir du Xe siècle qu’une église est identifiée avec certitude sur le site. Cette église est rasée dans au XIIe siècle, préalablement à la construction d’une église romane bien plus grande[2]. D’après les quelques éléments lapidaires retrouvés, l’église est reconstruite vers le milieu ou dans la deuxième moitié du XIIe siècle. Cette reconstruction ne concerne pas seulement l’église, d’autres parties du monastère étant construites ou reconstruites à la même période. Ce chantier pourrait ainsi être la conséquence de l’incendie qui ravage la ville en 1182, d’autant que des traces de feu ont été repérées au niveau de l’aile sud du cloître. L’ampleur limitée de celles-ci ne permet toutefois pas de lier avec certitude les deux événements[3].

L’église ne semble ensuite pas avoir fait l’objet de travaux majeurs jusqu’au XVe siècle, sous l’abbatiat de Jean Rodolphe de Laubgass. Les travaux débutent en 1470 avec le clocher puis le chœur roman est démoli en 1478 et la première pierre du chœur gothique posée le . La façade occidentale est également reconstruite pendant cette période, mais il n’y a en revanche pas de traces de travaux dans la nef[3],[4].

Endommagée pendant la guerre de Trente Ans, l’église ne fait l’objet que de réparations sommaires, mais l’union à la congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe en 1659 est suivie de travaux de grande ampleur, une grande partie du monastère étant reconstruite. Débutés en 1682, les travaux s’achèvent en 1686 et l’église est alors plus conforme au goût néo-classique[5].

Vendue avec le reste du monastère comme bien national en 1793, l’église est divisée en plusieurs lots et progressivement détruite dans la première moitié du XIXe siècle[6].

Description

Références

Annexes

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