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Église Saint-Hilaire de Saint-Hilaire-des-Loges

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RattachementDiocèse de Luçon
Style dominantroman et gothique
Église Saint-Hilaire
L'église Saint-Hilaire de Saint-Hilaire-des-Loges vue depuis un angle sud-est
L'église Saint-Hilaire de Saint-Hilaire-des-Loges vue depuis un angle sud-est
Présentation
Culte Catholique romain
Type église paroissiale
Rattachement Diocèse de Luçon
Style dominant roman et gothique
Protection Logo monument historique Inscrite MH (1926)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire 
Département Vendée Vendée
Commune Saint-Hilaire-des-Loges
Coordonnées 46° 28′ 16″ nord, 0° 39′ 53″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Église Saint-Hilaire
Géolocalisation sur la carte : Vendée
(Voir situation sur carte : Vendée)
Église Saint-Hilaire
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Église Saint-Hilaire

L'église Saint-Hilaire est une église catholique paroissiale, datant du Xe siècle, située à Saint-Hilaire-des-Loges, dans le département de la Vendée, en France. Elle est dédiée à saint Hilaire de Poitiers et appartient à la paroisse Sainte-Claire de Fontenay, dans le doyenné de Fontenay-le-Comte, incorporé au diocèse de Luçon.

Époque mérovingienne

A l'époque mérovingienne, se trouvait, à l'emplacement actuel des halles de Saint-Hilaire-des-Loges, une petite église de style mérovingien, servant aux quelques habitations et bâtiments des environs. Cette église fut édifiée aux alentours de l'an 540 sous le règne de Childebert Ier et probablement sous l'épiscopat de l'évêque Daniel de Poitiers[1].

Création de la paroisse de Saint-Hilaire et évolution au long du Moyen-Âge

En 980, Guillaume IV d'Aquitaine, duc d'Aquitaine et comte de Poitiers, guerrier reconnu et respecté, consacre cette modeste église à saint Hilaire de Poitiers, saint local et ancien évêque de Poitiers, sur le territoire du Poitou dont il avait récemment soumis les seigneurs. Cette décision prend place durant l'épiscopat de l'évêque Gilbert de Poitiers conseiller et proche de ce même duc d'Aquitaine et illustre la volonté du duc, allié de l'évêque, d'imposer son pouvoir aux seigneurs locaux. Ainsi naît la paroisse Saint-Hilaire[2].

En 989, apparaît pour la première fois le nom de "Burgus Hilarius Super Altizam" (en latin : Bourg d'Hilaire sur l'Autise) afin de désigner le village environnant la paroisse. Le nom du bourg est tiré de l'église qui y est située et de la rivière qui le traverse : l'Autize (Autise en poitevin). La présence d'une église et d'un fleuve seront les principaux facteurs de développement du village.

En 1070, un conflit oppose l'évêque de Poitiers Isembert II, le duc d'Aquitaine Guillaume VIII et les chanoines de l'évêché de Poitiers théoriquement soumis à leur évêque mais en opposition avec ce dernier. Les édifices religieux du marais poitevin sont alors sous l'autorité directe de l'abbaye de Maillezais, dirigée par les ducs d'Aquitaine qui en sont les abbés, et qui régissent donc les paroisses de la région et leurs revenus. L'église Saint Hilaire afin de contourner le pouvoir du duc mais aussi de l'évêque, s'en remet alors au conseil des chanoines de la collégiale Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers pour un obtenir un certain nombres de droits. C'est ainsi que l'église obtint le "droit de sépulture" (droit accordée à une paroisse d'enterrer les morts sur son territoire et de récolter l'argent nécessaire à l'inhumation ainsi qu'une taxe garantissant un bénéfice) mais aussi l'autorisation de construire et d'entretenir une nouvelle église, c'est cette nouvelle église qui subsiste de nos jours. Le bourg change alors de nom et "Burgus Hilarius Super Altizam" devient alors "Sanctus Hilarius Super Altizam" (en latin : Saint-Hilaire sur l'Autise), nom illustrant l'importance prise par la paroisse sur le bourg[3].

Dès la fin du XIe siècle c'est une église romane, plus petite que celle qui existe actuellement, elle compte déjà trois nefs (une centrale et deux nefs de bas-côtés) mais de seulement trois travées, contre quatre aujourd'hui. Le transept était à l'origine non-saillant, contre un transept peu saillant aujourd'hui. De cette époque reste la coupole octogonale sur trompes, située sous le clocher, qui n'a depuis, jamais été remaniée tout comme le mur nord de l'église, dernier mur d'origine inchangé.

En 1151, le roi de France Louis VII, de retour d'Orient, fait halte dans la ville et en visite l'église[4].

En 1317, le pape Jean XXII scinda le diocèse de Poitiers et créa le diocèse de Luçon (Dioecesis Lucionensis) et celui de Maillezais. L'abbé de Luçon, Pierre de La Veyrie, fut promu évêque sous le nom de Pierre Ier de La Veyrie. La paroisse de Saint-Hilaire-des-Loges fut rattachée au diocèse de Luçon.

Influences calvinistes et guerres de Religion

Le bourg particulièrement bien desservi par routes et par voies d'eau, grâce au passage de l'Autize, devient avec le temps un centre commercial prospère, les tisserands s'y implantent nombreux, notamment pour la confection du droguet, ce qui contribuera également à l'enrichissement de la paroisse et aux ajouts gothiques à l'architecture de l'église. Les voûtes d'arête centrales des 2e et 3e travées sont ajoutées au XIIe siècle, ainsi que le mur et les fenêtres de la nef nord[1].

En 1520, les travaux sur l'église aboutissent à la construction d'un grand chœur gothique et de deux contreforts gothiques avec pinacle, dont un enfermant l'escalier du clocher et portant une niche et un cadran solaire.

Au XVIe siècle, les bourgeois adhèrent massivement au protestantisme, outil d'émancipation face à la noblesse catholique et mouvement chrétien valorisant la réussite économique et la discipline. Ainsi les marchands et tisserands ont adhérer nombreux au protestantisme et Saint-Hilaire-sur-l'Autise va devenir un des premiers et des plus importants centres calvinistes de la région, notamment grâce aux prédications de Jean Calvin sur Poitiers en 1534. La paroisse va alors se diviser et, dans la ville, va se former un temple calviniste[5],[6].

Les guerres de Religion frapperont durement la Saint-Hilaire-sur-l'Autise. Le culte catholique fût interdit dans la ville de 1569 à 1579, à l'ouest de l'église, dans le bâtiment aujourd'hui utilisé comme mairie, le sieur Guillaume de Brion, puissant chef protestant, fit construire sa résidence. L'église en fit les frais et son chœur fût intégralement détruit. Les deux partis semblèrent néanmoins cesser leurs confrontations à partir de 1576 et la cohabitation entre croyants catholiques et protestants organisée par l'édit de Nantes en 1598 participa au retour de la paix dans la ville[7].

De 1623 à 1630, les confrontations reprennent et aboutissent sur la victoire finale des catholiques. Le retour en puissance des catholiques se traduit par la restauration en 1632 du chœur de l'église détruit par les protestants. Les dragonnades se multiplient et le temple est démoli en 1634. En 1682, trois fidèles protestants ayant assisté à un prêche sont condamnés à mort publiquement le 23 février 1683.

Rénovations successives et paroisse actuelle

Les fenêtres et les voûtes sont restaurées en 1769. En 1828, l'État supprime la commune voisine de Saint-Étienne-des-Loges, qui, fusionnée avec Saint-Hilaire-sur-l'Autise devient Saint-Hilaire-des-Loges[8].

En 1858, le clocher actuel est bâti sur les fondations restantes du clocher roman, devenu vétuste. En 1861, le mur ouest est consolidé, la seconde pierre de sa corniche porte ainsi l'inscription « 1861 ». En 1875, les nefs furent couvertes par des croisées d'ogives.

Au début du XXe siècle furent installés les vitraux, en 1934, et l'autel ancien, tous deux toujours en place aujourd'hui.

L'église Saint-Hilaire est inscrite par arrêté à l'inventaire des monuments historiques depuis le 29 octobre 1926[9].

Le 1er septembre 2022, suite à sa promulgation, François Jacolin, évêque de Luçon, forme, par décret, de nouvelles paroisses, dont la paroisse Sainte-Claire de Fontenay a laquelle est intégrée l'église[10].

Architecture

Notes et références

Voir aussi

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