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Église Saint-Irénée de Marseille

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Église Saint-Irénée de Marseille
Image illustrative de l’article Église Saint-Irénée de Marseille
Présentation
Culte orthodoxe
Site web www.st-irenee.frVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 43° 17′ 02″ nord, 5° 23′ 58″ est

L'église Saint-Irénée de Marseille est une église orthodoxe dépendant du Patriarcat oecuménique de Constantinople, fondée en 1983 à Marseille. Elle est notable pour être l'une des premières églises orthodoxes en France où le français devient la langue liturgique principale ou exclusive - figurant alors comme pionnière au sein de l'histoire de l'Église orthodoxe en France.

À la suite de l'installation à Marseille de nombreux Grecs pendant l'époque contemporaine, la situation pousse les orthodoxes de la ville à fonder l'église de la Dormition-de-la-Mère-de-Dieu de Marseille, l'une des plus anciennes églises orthodoxes en France. L'arrivée de vagues successives de diasporas orthodoxes et la croissance de fidèles parlant uniquement le français pousse le prêtre de cette paroisse, le résistant et Juste parmi les nations, Cyrille Argenti, à entreprendre une série d'actions pour recevoir l'autorisation de célébrer la liturgie byzantine en français. Le métropolite de France, Mélétios, accepte cette requête - qui est alors relativement novatrice - en 1964, et la communauté érige une église consacrée à Irénée de Lyon dans les années 1980. Un an après la mort d'Argenti, le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, se déplace dans le lieu pour lui rendre hommage.

Prémices

Immigration grecque à Marseille

Marseille est une ville fondée par des colons de la cité grecque de Phocée pendant la colonisation grecque du pourtour méditerranéen[1]. À des périodes plus récentes ,étant donné que la ville est ouverte sur la mer, elle est un lieu d'installation privilégié pour la diaspora grecque, et dès le XIXe siècle, la communauté grecque y établit l'église de la Dormition-de-la-Mère-de-Dieu de Marseille, l'une des plus anciennes églises orthodoxes en France à l'époque contemporaine[1].

Conversion et extension de la démographie orthodoxe

Au fil des décennies, de l'arrivée de nouvelles populations orthodoxes et de l'intérêt missionnaire des prêtres de la région, une population française orthodoxe se développe à Marseille et ses environs[2]. Au milieu du XXe siècle, le père Cyrille Argenti, résistant Juste parmi les nations[3] qui est alors responsable de l''église de la Dormition-de-la-Mère-de-Dieu de Marseille, commence à établir différentes associations culturelles, comme la troupe de scouts Saint-Irénée, du nom d'Irénée de Lyon, évêque grec missionnaire de la Gaule - qu'il fonde en 1953[2].

Il commence alors à faire ses homélies et ses sermons en français dans la paroisse et défend l'utilisation de cette langue dans la liturgie byzantine en cours dans l'église de la Dormition[2]. Il publie aussi plusieurs journaux, comme Route orthodoxe en 1959[2].

En 1964, il reçoit l'autorisation du nouveau et premier métropolite de France, Mélétios Karabinis, de célébrer la liturgie principalement en français - ce qui est un événement important et notable de l'histoire de l'Église orthodoxe en France et un tournant dans la manière de considérer le travail missionnaire en France[2].

Fondation et activités culturelles

Dans les années qui suivent, le prêtre crée la Jeunesse Orthodoxe du Midi, une association destinée à rassembler les jeunes orthodoxes de la région et les mettre en lien[2]. En 1976, l'Association Saint-Irénée fait l'acquisition d’un immeuble situé au 17 avenue de la Capelette - à l'angle de la rue Ponchon[2],[4]. Les premiers travaux de construction de la future église francophone débutent en 1978[2].

En attendant la construction, la communauté orthodoxe gravitant dans ces cercles crée le Centre Orthodoxe Saint-Irénée, qui accueille les scouts, organise des rencontres de jeunes et dispense le catéchisme.

En décembre 1980, le métropolite Mélétios pose la première pierre de la future église[2]. Moins de trois ans plus tard, le 19 mars 1983, Mélétios se rend dans le nouveau lieu de culte et l'inaugure, en donnant l'antimension à la nouvelle église et en lui offrant les reliques d'une martyre brûlée vive à Constantinople au XVIIe siècle[2]. La première liturgie paroissiale a lieu le 25 mars 1983, fête de l’Annonciation[2].

Les fresques de l'église sont peintes dans la décennie suivante par les frères Yagello, Georges Drobot et Zacharias Karaphergis. Elles représentent la liturgie céleste, Jean Chrysostome, Basile le Grand, Grégoire 'le Théologien' de Nazianze et Athanase d'Alexandrie[2].

En 1994, le père Cyrille Argenti décède après une quarantaine de jours à l'hôpital et est remplacé par le père André Borrely par Stéphanos Charalambidis, futur primat de Tallinn et de toute l'Estonie - qui agit alors en tant que représentant du métropolite de France, Jérémie Calligiorgis[2]. Le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, l'une des personnalités les plus importantes de l'Église orthodoxe entre la fin du XXe siècle et la première moitié du XXIe siècle, rend visite à la paroisse l'année suivante - un voyage prévu avant la mort du prêtre - et il lui rend hommage pendant sa visite[2].

En 2023, l'église accueille Les chemins de la foi de France Télévisions, qui vient filmer une prière dans l'édifice[5].

Paroisse

Paroisse Saint-Irénée
Cadre
Type
Pays
Organisation
Directeur
Ambroise Nicoviotis (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Publication
Orthodoxes à MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Postérité

Références

Annexes

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