L'église, orientée d'environ 10° vers le sud-est, se trouve sur une esplanade dans l'ouest du village.
Historique
Les informations suivantes proviennent principalement de: une fiche d'information près du portail de l'église produite par l'A.S.P.E.C.T. (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine et de l'Environnement du Canton de Targon).
La paroisse apparaît dès la fin du XIesiècle dans le cartulaire de l'abbaye de La Sauve-Majeure quand l'église devient prieuré de cette abbaye. Sans doute cette église est-elle plus ancienne, du VIIIe ou du IXesiècle si l'on se réfère à son premier patron saint Christophe, un saint très populaire au haut Moyen Âge (depuis la fin du XVIIIesiècle, l'église a changé de saint protecteur en adoptant saint Jacques.)
Le bâtiment actuel fut construit au cours de la deuxième moitié du XIesiècle. Son plan est très simple: une nef allongée d'un seul vaisseau, séparée du chœur par une marche. L'abside est voûtée en cul-de-four et le sanctuaire est pourvu d'une voûte en berceau reposant sur quatre piliers à colonnes engagées. Les décors géométriques des chapiteaux, comme ceux des bases des colonnes, sont romans. Les deux baies cintrées sur les côtés sud et est datent de cette époque aussi. La baie axiale, plus ébrasée à l'extérieur, appartient au XIIesiècle.
Aux XIVe, XVeetXVIesiècles, l'église subit des remaniements lors de la guerre de Cent Ans ou des guerres de Religion. Le bâtiment est fortifié: l'abside a été exhaussée avec une bretèche et au XIXesiècle la toiture a été rabaissée et la bretèche enlevée, dont subsistent seulement les consoles sur le mur nord.
La nef et la façade actuelles sont datées par Léo Drouyn de l'époque gothique, mais des études récentes {{incise dont une comparaison du passage de pierres de taille aux petits moellons avec les églises romanes de Saint-Genis-du-Bois et de Frontenac}} tendent à démontrer que cette partie de l'église serait contemporaine de l'abside.
La croix de cimetière[2] possède un socle du XVIesiècle; la croix elle-même date du XVIIIesiècle.
La façade de l'église est couronnée d'un clocher-mur à deux arcades, avec deux cloches. La plus petite date de 1554 et est classée monument historique au titre objet[3]. Elle porte l'inscription CE FU FAICT LAN MIL VC L IIII POUR NOTRE DAME DAMBES. La plus grande a été commandée en 1876 au fondeur Antonin Vauthier de Saint-Émilion.
Vue nord.
Vue nord-est.
Le chevet.
Vestiges de la bretèche.
Croix de cimetière.
Portail et bas-relief
Crucifixion
On trouve, au-dessus du portail, une pierre rectangulaire décorée en bas-relief, datable du XIIIesiècle, classée monument historique au titre objet[4]. À l'intérieur d'un cercle, est sculptée une Crucifixion. Dans un quadrilobe apparait le Christ, portant une grande couronne en partie brisée, les yeux fermés, la tête penchée sur l'épaule droite. À l'extérieur du cercle, deux anges apparaissent dans les écoinçons supérieurs. Sous des arcatures, la Vierge, les mains jointes, et saint Jean tenant le Livre, entourent le Christ.
À l'intérieur de l'église, se trouvent deux statues, de simple facture, du XVe ou du XVIesiècle représentant saint Christophe et saint Louis (ou peut-être saint Cloud).