Église Saint-Jacques de Lambour

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Typeancienne église paroissiale
Rattachementparoisse de Pont-l'Abbé
Début de la constructionXIIIe siècle
Église Saint-Jacques de Lambour
Image illustrative de l’article Église Saint-Jacques de Lambour
vue d'ensemble
Présentation
Culte catholique
Type ancienne église paroissiale
Rattachement paroisse de Pont-l'Abbé
Début de la construction XIIIe siècle
Fin des travaux XVIe siècle
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1896)
Logo des sites naturels français Site classé (1934)
Géographie
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Ville Pont-l'Abbé
Coordonnées 47° 52′ 08″ nord, 4° 13′ 07″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Église Saint-Jacques de Lambour
Géolocalisation sur la carte : Finistère
(Voir situation sur carte : Finistère)
Église Saint-Jacques de Lambour

L'église Saint-Jacques de Lambour est une église catholique en ruines située à Pont-l'Abbé en Bretagne. L'édifice actuel est édifié du XIIIe au XVIe siècle pour servir d'église tréviale au village de Lambour, faubourg de Pont-l'Abbé situé dans la paroisse de Combrit.

De style gothique, son placître est entouré d'un enclos où se trouve également une stèle basse protohistorique. Le clocher est décapité par les troupes royales lors de la révolte des bonnets rouges en 1675. À la fin du XIXe siècle, l'église est en très mauvais état et le conseil municipal de Pont-l'Abbé décide d'en ôter le toit, ce qui lui donne son aspect actuel de ruine romantique.

L'édifice est un monument historique classé depuis le et un site classé depuis le [1].

Quoiqu'en ruines, elle reste utilisée lors du pardon de saint Jacques au mois de juillet.

Avant la Révolution française, l'église Saint-Jacques dessert la trève de Lambour, qui englobe la rive gauche de la Rivière de Pont-l'Abbé faisant partie de l'actuelle ville de Pont-l'Abbé et dépend de la paroisse de Combrit.

La trève est supprimée lors de la Révolution française. Entre février et , Lambour forme une éphémère paroisse indépendante, avant d'être rattachée à Pont-l'Abbé en dépit de la proclamation d'indépendance communale faite par les citoyens de la rive gauche de la Rivière de Pont-l'Abbé. Tout au long du XIXe siècle, le sanctuaire ne s'anime plus que lors des deux pardons, celui des enfants le lundi de Pentecôte, celui de Saint-Jacques le dernier dimanche de juillet.

L'église, de style gothique, date des environs de 1260 pour sa partie centrale ; les piliers, arcades et chapiteaux se rattachent à l'École de Pont-Croix. Ce style se distingue surtout par des piliers très décorés formés par un faisceau de colonnettes et des chapiteaux à godrons supportant les arcades[2]. La façade, le clocher et le porche sud ont été rajoutés dans les premières années du XVIe siècle. Le clocher, de forme carrée avec deux rangées de gargouilles, est flanqué de deux tourelles hexagonales, dont l'une porte un bas-relief représentant un bateau de pêche avec son équipage.

Au XVIIe siècle, les paroissiens de Lambour participent à la Révolte des bonnets rouges qui soulève le peuple bigouden. En , le clocher est découronné, la flèche du clocher et le haut des tourelles sont abattus en guise de représailles par ordre du duc de Chaulnes, gouverneur de la Bretagne. Il n'a jamais été reconstruit[3].

Le chanoine Abgrall décrit ainsi l'église Saint-Jacques de Lambour en 1898 :

« On est attiré par cette façade construite dans le beau style flamboyant du XVe siècle et frappé en retour par la constatation, aux bas-côtés nord et sud, d'une maçonnerie de la période romane bien caractérisée. Au sud, on retrouve la construction gothique : d'abord une fenêtre mutilée, puis un joli porche recouvert d'une voûte très gracieuse dont la clef est formée par un écusson portant la rose des Trimic. À l'intérieur l'édifice est composé d'une nef et de deux bas-côtés, dont deux branches de transept qui forment la mettre "T" en prolongeant l'abside par un mur droit[4]. »

La Société archéologique du Finistère s'inquiète alors de l'état de l'édifice :

« La Société archéologique du Finistère insiste près de la Commission des monuments historiques pour la conservation de cet édifice dont la solidité est devenue problématique par suite de l'état de la charpente qui est ruinée, de la toiture qu s'écroule, des murs qui, par suite, menacent de tomber. La réfection de la charpente s'impose à bref délai, et par cette réfection à faire à des conditions relativement peu onéreuses, la conservation du monument sera assurée[5]. »

Mais à la fin du XIXe siècle, l'édifice n'est plus entretenu. En 1899, face au risque que présente l’édifice, le comte de Najac, maire de Pont-l'Abbé, en fait démonter la toiture avec l'approbation de son Conseil municipal,. Les statues sont transférées à l'église Notre-Dame-des-Carmes de Pont-l'Abbé où elles se trouvent toujours.

Un cimetière situé dans le placître entoure l'église jusqu'en 1848. Une stèle protohistorique de l'Âge du fer se trouve toujours dans l'enclos paroissial ; elle a par le passé servi de socle à une croix.

Brodeurs et brodeuses de Pont-l'Abbé ont fait de ce site un lieu de rencontre pour décorer les costumes qui font la réputation du Pays bigouden[6].

Trois autres chapelles se dressent sur le territoire de la trève de Lambour, la chapelle Saint-Gildas dans l'île Chevalier, la chapelle Saint-Servais, appelée aussi "Chapelle des Justices", dans le village de Saint-Servais et la chapelle Saint-Sauveur, juste à l'entrée du pont permettant de franchir la Rivière de Pont-l'Abbé.

Évènements cultuels et culturels

Notes et références

Voir aussi

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