Église Saint-Jean-Baptiste de Laluque
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Diocèse d'Aire et Dax
| Eglise Saint-Jean-Baptiste de Laluque | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique romain |
| Type | Église |
| Rattachement | Paroisse Saint-Vincent-Notre-Dame Diocèse d'Aire et Dax |
| Début de la construction | XIIe siècle |
| Fin des travaux | XIXe siècle |
| Style dominant | roman, néoroman. |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Nouvelle-Aquitaine |
| Département | Landes |
| Ville | Laluque |
| Coordonnées | 43° 51′ 17″ nord, 0° 59′ 37″ ouest |
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L'église Saint-Jean-Baptiste est un lieu de culte catholique situé dans la commune de Laluque, dans le département français des Landes et le diocèse d'Aire et Dax. Édifiée en 1150, elle conserve de cette époque son chevet roman qui comporte un ensemble de onze modillons, une partie du chemin de ronde et des peintures datant du xve siècle. Fortifiée dans le courant du xive siècle, agrandie à la renaissance, les derniers grands travaux de la fin du xixe siècle lui ont donnée son importance actuelle.
Moyen-âge
Selon l'historien de Dax Dompnier de Sauviac, l'église primitive de Laluque, datant du VIIIe siècle, est saccagé par les Normands au IXe siècle et par les Sarrasins au Xe siècle[1],[2].
Selon le cartulaire de la cathédrale de Dax (le Liber rubeus), la construction de l'église Saint Jean-Baptiste actuelle, date de l'an 1150, elle dépendait du diocèse de Dax. Le cartulaire la mentionne sous le nom de Sanctus Johannes de Leluke[3],[4],[5].
De cette église romane subsistent actuellement que quelques éléments des murs du vaisseau central et le chevet avec son chemin de ronde et ses onze modillons sculptés aux motifs caractéristiques du XIIe siècle, tels le joueur de rebec, le tireur de langue ou le joueur de dolio[6],[3].
Dans le courant du xive siècle, pendant l'occupation du territoire par les anglais à la suite du mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II Plantagenêt, l'église fut incendié selon le vicomte de Tartas Arnaud Raymond III (1270-1312) qui stipule dans son testament, daté de mars 1312 : «qu'il soit fait amende à l'église de Laluque, qui fut arse au temps de la guerre». Par la suite l'église est reconstruite et est massivement fortifiée avec un clocher donjon et un chemin de ronde[7],[5].
Epoque moderne
Au tournant des XVe et XVIe siècles, l'édifice est agrandi avec le collatéral nord, comme l'indique quelques détails constructifs, tels les congés triangulaires aux angles des piliers de la nef. Pendant cette époque fut exécutées dans le chœur les peintures murales qui seront redécouvertes en 1863 puis en 2007[8].
Le graveur parisien Pierre Daret (1605-1678), se retire dans les années 1650 (sous le nom de Cazeneuve) chez son gendre Philibert Archambault du Sault, baron de Laluque. La niche qui abrite aujourd'hui les fonts baptismaux était autrefois l'enfeu de son tombeau[9],[3].
Le mobilier de l'église de Laluque sous l'Ancien Régime est connu sommairement par le procès-verbal de la visite pastorale de l'évêque de Dax Mgr Suarez d'Aulan en juillet 1739, qui signale dans le chœur la présence d'un tabernacle de bois doré avec deux ailes et une niche au-dessus, surmonté de deux colonnes de bois, dorées, soutenant un retable de bois peint, et dont la peinture est toute ternie, de même que les quatre tableaux qui sont enchâssés dans ledit retable. Dans le sanctuaire, du côté de l’Épître, se trouve le banc de Bernard de Neurisse, baron de Laluque (1696-1739), que l'évêque demande d'ôter en raison de l’incommodité. Mgr d'Aulan mentionne que dans l'unique collatéral se trouve un autel «sur lequel il y a un mauvais tabernacle en bois peint et pourri, qu’il faudra brûler, un grand tableau au-dessus représentant Sainte-Barbe et autre figures»[10],[3].
En 1763 est construite la sacristie au sud.
Révolution Française
Pendant la révolution française, entre 1792 et 1793, les cloches sont réquisitionnés par l'armée, les peintures d'origines sont dégradées, l'ensemble du mobilier est pillé et les deux autels en marbre blanc que comptait l'église (maître-autel et autel de Sainte-Barbe) sont détruits. Ils sont remplacés une première fois en 1801 par des meubles en bois[11],[10],[3],[5].
Les travaux des XIXe et XXe siècles
Grâce au développement économique de Laluque à la suite de l'installation de la gare, de grands travaux d'agrandissement et de rénovation sont menés sur l'édifice en plusieurs phases, par l'architecte départemental Alexandre Ozanne sous l'impulsion du curé Pierre Lartigau[12],[2],[5]
En 1862 le cimetière qui entourait l'église est déplacé à son emplacement actuel. En 1864 une voûte d'ogives est construite dans la nef, en 1871 le collatéral sud est restauré et la sacristie de 1763 est reconstruite, les travaux sont réalisés par l'entrepreneur Paul Bonnemaison de Tartas. De nouvelles verrières sont installées en 1863 et 1891. La majeure partie du mobilier dont les paires de confessionnaux néogothique[13] et le lambris[14] du chœur sont acquis ou donnés par des particuliers entre 1871 et 1873 tout comme les fonts baptismaux et les deux autels dédiés à saint Jean-Baptiste (maître-autel) et à l'Immaculée Conception (autel secondaire). Entre 1873 et 1897 sont réalisées l'ensemble des peintures murales. La construction d'un nouveau clocher parachève les travaux en 1886-1889[12],[10],[3].
Après la Première Guerre mondiale est installé un monument aux morts comportant un tableau réalisé par le peintre Gaston Gélibert[15].
Les derniers vitraux du chœur sont posés en 1926. En 1950, installation de l'éclairage électrique ainsi que de l'horloge avec son carillon[12].
Une restauration intérieure, incluant les peintures médiévales redécouvertes dans le chœur, a été menée en 2007 par l'agence Architecture Patrimoine du Bouscat sous la direction de l'architecte des Bâtiments de France[5],[2].
