Église Saint-Jean de Forcalquier
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| Église Saint-Jean de Forcalquier | ||||
Façade de l'église Saint-Jean. | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Nom local | Église Saint-Jean | |||
| Dédicataire | Saint Jean | |||
| Type | église paroissiale | |||
| Rattachement | Diocèse de Digne | |||
| Début de la construction | XIIe siècle et XVIIe siècle | |||
| Style dominant | Art roman provençal | |||
| Protection | ||||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |||
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | |||
| Ville | Forcalquier | |||
| Coordonnées | 43° 57′ 14,95″ nord, 5° 47′ 05,07″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Géolocalisation sur la carte : France
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L'église Saint-Jean est une église romane située à Forcalquier dans le département des Alpes-de-Haute-Provence.
Elle tombe en ruines petit à petit.
Certains auteurs du XIXe siècle (Léon de Berluc-Pérussis) considéraient que l'église Saint-Jean avait pu être un ancien baptistère[2]. Depuis le milieu du XXe siècle, les auteurs, sans rejeter cette hypothèse, considèrent qu'elle est trop fragile[2] et ne repose que sur un vocable incomplet (sans les mentions de Saint-Jean-Précurseur ou Baptiste, par exemple) et sur une absence de preuve archéologique[3],[4].
Au XIe siècle, l'évêque de Sisteron Géraud Chabrier l'inclut dans le temporel de la concathédrale de Forcalquier[2]. Il est difficile de savoir si elle était à l'époque une paroisse de Forcalquier, dans l'enceinte du bourg, comme le soutiennent Berluc-Perlussis, Guy Barruol et d'autres auteurs, ou au contraire une paroisse rurale, selon Jean-Yves Royer[5]. Mariacristina Varano, s'appuyant sur l'orientation des monuments construits à l'apogée du Moyen Âge forcalquiéren (fortifications et concathédrale Saint-Mari), penche pour une paroisse urbaine sur le versant sud de la colline, implantée à Saint-Jean[6].
La plupart des auteurs considèrent qu'elle est construite aux XIIe et XIIIe siècles[7]. Selon Raymond Collier, le chœur serait de la fin du XIe ou du début du XIIIe siècle, la nef et la façade étant construites un siècle plus tard[8].
La crise du XIVe siècle (guerre de Cent Ans et guerres parallèles, peste noire) provoque une baisse de population et une baisse des revenus de l'église Saint-Jean : sa paroisse est supprimée et réunie à Notre-Dame-du-Bourguet en 1415[9]. Elle n'est pas abandonnée, puisque des messes ont lieu aux XIVe et XVe siècles[10]. Une partie de la voûte commence néanmoins de s'écrouler au XVIIe siècle[11] et des travaux ont lieu pour les pénitents bleus au XVIIe siècle. Elle est à nouveau abandonnée avant la Révolution française[10],[12].
Avec le régime concordataire, elle est à nouveau affectée à une confrérie de pénitents fusionnant les pénitents gris et les pénitents bleus. Enfin, elle est désaffectée en 1937[10].
La voûte des deux premières travées s'est effondrée au XXe siècle et actuellement, elle continue de tomber en ruines[13].