Église Saint-Laurent-et-Saint-Front de Beaumont-du-Périgord

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Type
Culte
Catholique romain
Paroisse
Paroisse Sainte-Marie-des-Bastides (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Église Saint-Laurent-et-Saint-Front de Beaumont-du-Périgord
Façade principale sur la rue Romieu.
Présentation
Type
Culte
Catholique romain
Diocèse
Paroisse
Paroisse Sainte-Marie-des-Bastides (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Style
Roman
Construction
1272
Religion
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
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Localisation sur la carte de la Dordogne
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L'église Saint-Laurent-et-Saint-Front est une église catholique située à Beaumont-du-Périgord, en France[1].

L'église est située dans le département français de la Dordogne, sur la commune de Beaumont-du-Périgord.

Historique

Plan de la bastide de Beaumont.
Frise au-dessus du portail occidental.
La nef unique de l'église.
Les vitraux du chœur.

Les études historiques n'ont pas montré qu'une paroisse existait sur le site avant la fondation de la bastide de Beaumont par Luc de Thaney, sénéchal de Gascogne, sur ordre du roi d'Angleterre, duc d'Aquitaine, Édouard Ier, en 1272.

Par le traité de Paris de 1259, entre Louis IX et Henri III, roi d'Angleterre, la guerre entre Capétiens et Plantagenêts prend fin. Le roi d'Angleterre devient suzerain du Limousin, du Périgord, de la Guyenne, du Quercy, de l'Agenais et de la Saintonge au sud de la Charente, mais se reconnaît vassal du roi de France. La construction de la bastide de Beaumont permet de marquer la suzeraineté du roi duc sur la partie sud du Périgord après la mort d'Alphonse de Poitiers qui avait fait construire les bastides de Villefranche, Castillonnès et Villeréal. La fondation de Beaumont précède de douze ans celle de la bastide de Monpazier.

La nouvelle ville nécessitait une nouvelle église pour la nouvelle paroisse[2]. Sa position faisait qu'elle participait à la défense de la ville.

L'abbé de Cadouin prétextant que la nouvelle bastide se trouvait sur le territoire de l'église Saint-Laurent-de-Belpech dont elle était propriétaire, elle dépendait de sa juridiction. Le prieur de Saint Avit Senieur ayant la même prétention, il a fallu une transaction. La première conséquence, c'est le nom de la bastide : Belpech a donné le nom de Beaumont. Gaston II de Gontaut-Badefol (après 1245-vers 1311), seigneur de Badefol et de Saint-Avit, participe à la construction de l'église paroissiale avec son frère Pierre de Gontaut, l'abbé de Cadouin et le chapitre de Saint-Avit-Sénieur décide de la construction de l'église[3].

La construction de la ville de Beaumont étant suffisamment avancée, le roi d'Angleterre, duc de Guyenne, a octroyé en 1288 aux habitants de la ville certains privilèges. Il met Saint Avit Senieur, Montferrand et Puybéton sous la juridiction de Beaumont.

L'église commencée à la fin du XIIIe siècle n'a été terminée qu'au XIVe siècle. Jacques Gardelles date le portail des années 1330-1350.

L'église de Beaumont ne semble pas avoir subi de dommages importants pendant la guerre de Cent Ans.

La ville de Beaumont est prise par les troupes protestantes en 1576, 1585 et 1587[4]. L'église ne semble pas avoir souffert pendant les combats.

Une partie des voûtes de l'église s'est effondrée en 1810. L'autre partie est abattue. Comme l'écrit Charles de Montalembert à Victor Hugo en 1833[5] la voûte a été remplacée par un berceau en bois et en plâtre, la charpente rabaissée et les fenêtres sont bouchées. En 1869, une campagne de reconstruction rétablit le haut des murs qui permet la mise en place de la voûte d'ogives en brique[6].

Les vitraux ont été réalisés en 1876-1877 par Joseph Villiet, maître verrier bordelais.

En 1899 sont entrepris d'importants travaux de restauration de la façade occidentale avec son portail à cinq voussures, la frise historiée et la rose.

L'édifice est classé au titre des monuments historiques le [1].

Plan de l'église d'après Léo Testut. Reproduit dans Congrès archéologique de France (1927).

Description

Notes et références

Annexes

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