L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1932[1].
L'église Saint-Marcellin (ou collégiale Saint-Marcellin) remonte au moins au XIIe siècle et servit d'église paroissiale jusqu'en 1309, date à laquelle elle fut érigée en collégiale par Bernard de Castanet pour honorer les cendres de saint Marcellin[2] qui y avaient été transférées vers 890.
De l’église romane bâtie au milieu du XIIe siècle, il reste aujourd’hui la nef de quatre travées et le chœur, doté d’une coupole octogonale sur trompes et de deux chapelles latérales[3].
En 1805-1806, l’église fut reconstruite sous sa forme actuelle et — abstraction faite des bas-côtés du chœur et de la partie centrale de la façade occidentale[4] — tous les murs extérieurs de l’édifice visible aujourd’hui datent de l’Empire.
Telle quelle, la collégiale est connue surtout, outre pour son chœur roman, pour son clocher classique de 1657 surmontant la coupole de ce chœur[5], ainsi que pour le remarquable reliquaire doré de Saint-Marcellin, patron de la commune, réalisé au Moyen Âge. Les vitraux[6] sont l'œuvre du maître lyonnais Barrelon (XIXe siècle).
Le mobilier comprend également des peintures (Saint François stigmatisé secouru par les anges[7] et l’Immaculée Conception[8]), des sculptures (un Christ en croix[9] et une Vierge à l’enfant[10], datant tous deux de la fin du XVIIIe siècle), des devants d’autel en marbre, etc.
En 1984 et dans les années qui ont suivi, l’église fut soumise à une importante rénovation intérieure, tendant à mettre en évidence l’opposition entre la partie centrale romane et l’enveloppe de style classique.
En 2010-2011, les travaux de restauration[11] ont permis la restitution de la partie romane de la façade occidentale[12], et la réouverture de la porte monumentale romane[13].
En zoomant sur les photos on voit que le portail du XVIIe siècle a été supprimé, ce qui a permis de le faire réapparaître telle qu'il était à l'époque romane.