Église Saint-Martin de Josselin
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| Destination initiale |
église prieurale |
|---|---|
| Diocèse | |
| Paroisse |
Paroisse de Josselin (d) |
| Style | |
| Architecte |
inconnu |
| Construction |
XIIe siècle |
| Religion | |
| Propriétaire |
commune |
| Patrimonialité |
| Département | |
|---|---|
| Commune |
| Coordonnées |
|---|
L'église Saint-Martin est un édifice religieux roman du début du XIIe siècle, situé à Josselin, dans le département du Morbihan, en France. Il n'en reste qu'une partie du chevet et une partie du transept.
Historique
Le prieuré Saint-Martin de Josselin, dont il ne reste que l'église, est fondé en 1105 par Josselin II de Porhoët, appelé aussi Josthon[2],[3]. Celui-ci en fait une dépendance de l'abbaye bénédictine de Marmoutier, près de Tours[4],[5].
Le sanctuaire de l'église est sans doute achevé avant 1110, date à laquelle des reliques sont transférées de Marmoutier. Mais la construction de l'église se poursuit au milieu du XIIe siècle[4].
L'église prieurale sert de lieu de sépulture aux comtes de Porhoët aux XIIe et XIIIe siècles. Elle devient église paroissiale vers 1400[1]. Au XVIe siècle, elle est dévolue quelque temps au culte protestant. Elle ne retrouve pas une fonction monastique par la suite[4].
Elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].
Architecture
Plan d'origine

Si l'on se fie aux vestiges archéologiques[3],[1], cette église romane respecte les principes essentiels du vrai plan bénédictin[6]. Elle est la seule, parmi les églises romanes qui subsistent en Bretagne, à reproduire ce plan[4]. Cette particularité la rend importante dans l'histoire de l'architecture romane de la région[1].
L'édifice est pourvu à l'origine d'une haute et assez large nef, et d'un transept à très longs croisillons[3]. On suppose qu'un clocher s'élève alors sur la croisée du transept[4]. Le chœur liturgique à travée droite est fermé par une abside en hémicycle[3]. Il est flanqué de deux profondes absidioles. Il communique au sud, par une arcade, avec l'une de ces absidioles. Deux autres absidioles ouvrent sur les croisillons[7]. Les absidioles sont voûtées en cul-de-four[4]. Dans la muraille séparant les deux absidioles nord, un étroit escalier doit mener au clocher[7].
Transformations
L'abside d'origine, aussi haute que le transept[4], est refaite à pans coupés à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle[1]. Sa hauteur est diminuée[4].
La nef est détruite à la fin du XVIIIe ou au début du XIXe siècle[1]. Il ne reste plus que le long transept et le chevet[3], ce qui donne à cette nouvelle église une orientation nord-sud inhabituelle. Pour lui garder une forme de croix latine, on la flanque à l'ouest d'une chapelle : celle-ci constitue avec le chevet un faux transept ouest-est[1]. À l'intérieur, l'abside et les absidioles sont masquées par des cloisons de bois à porte vitrée[1]. On voit encore, sur la façade ouest, l'arrachement du mur sud de la nef[3].
À la fin du XIXe siècle, le pignon sud s'écroule[3],[8]. En 1911[9],[10], Louis Simon, « le curé architecte de Josselin[11] », le fait remplacer par une nouvelle façade, percée d'une spacieuse loggia. On y célèbre la messe pontificale en plein air lors du pardon de Notre-Dame du Roncier, appelé jusque dans les années 1950 pardon des aboyeuses[3],[12].
Galerie
- Façade méridionale de 1911 et, à droite, le chevet.
- Façade ouest. À gauche, le croisillon ouest du faux transept. Au centre, arrachement du mur sud de la nef.
- Le chevet : absidioles du XIIe siècle et, à l'arrière-plan, abside à pans coupés du XVIe ou du XVIIe siècle.