Église Saint-Martin de Marcolès

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Type
Paroisse
Paroisse Saint-Laurent-en-Châtaigneraie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Style
Gothique méridional
Église Saint-Martin de Marcolès
L'église Saint-Martin en 2020.
Présentation
Type
Diocèse
Paroisse
Paroisse Saint-Laurent-en-Châtaigneraie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Style
Gothique méridional
Religion
Propriétaire
commune
Patrimonialité
MH 19-5-2003
Localisation
Pays
France
Département
Commune
Coordonnées
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L'église Saint-Martin de Marcolès est une église de style gothique méridional située en France sur la commune de Marcolès, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La précédente église

L'église actuelle, édifiée au XVe siècle sur les fondations d'un prieuré fortifié, présente un chœur carré, une nef à cinq travées, une tour-clocher et un décor intérieur mêlant sculptures gothiques, peintures du XIXe siècle et mobilier en bois[1].

L’église actuelle, située au cœur de l’enceinte fortifiée du XVe siècle, s’élève sur les fondations d’un édifice antérieur attesté en 1203[2] (bien que ses origines remontent probablement à une époque encore plus ancienne). Cette précédente église était rattachée à la mouvance de l’abbaye de Saint-Géraud. Elle devait paraître trop vétuste, trop exiguë et/ou trop endommagée par les ravages de la guerre de Cent Ans pour répondre aux besoins de la communauté. Face à ces contraintes, l’édifice fut reconstruit[2].

Protection

L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du [1].

  • La statue-reliquaire de saint Martin de Tours, datée du XIVe siècle, a été classée au titre objet des monuments historiques par arrêté du 7 octobre 1935[3].
  • Le retable de la chapelle Saint-Martin a été inscrit au titre objet des monuments historiques le 8 septembre 1999 (arrêté n°99-1768)[4].
  • Les statues polychromes en pierre ont été inscrites au titre objet des monuments historiques : sainte Anne trinitaire et le groupe de l'Annonciation le 22 août 1950 ; saint Jacques lisant le 30 novembre 1987[2].
  • La chaire à prêcher a été inscrite au titre objet des monuments historiques le 23 juin 1987[2].
  • La présentation au Temple a été inscrite au titre objet des monuments historiques le 22 juillet 1983[2].
  • Le panneau sculpté en bas-relief, d'époque Renaissance, a été classé au titre objet des monuments historiques le 15 avril 1957[2].

Les prêtres communalistes de Saint-Martin

L’existence de prêtres filleuls au sein de la communauté de Saint‑Martin est attestée dès le XVe siècle. Leur nombre varie au fil du temps : 23 sont recensés en 1504, 20 en 1517, 19 en 1520, 13 en 1642 et 5 en 1763. Bien qu’ils ne remplissent pas de fonctions paroissiales officielles, ces prêtres interviennent ponctuellement lors de périodes de crise. Ainsi, lors de la grande famine de 1693, le jeune vicaire bénéficie du soutien actif d’un prêtre communaliste. Les prêtres filleuls participent également à diverses activités locales : ils travaillent dans les champs, enseignent, chantent la grand‑messe, assistent aux funérailles et assurent le service de certaines chapelles en qualité de chapelains[5].

Les filles dévotes de Sainte-Agnès

Les filles dévotes de Sainte‑Agnès, ou menettes, forment un groupe de femmes pieuses établi à Marcolès vers 1690. Elles assumaient des fonctions essentielles : prières, catéchisme, participation aux processions, prise en charge des orphelins et des malades, aide aux personnes âgées, soutien aux familles, instruction des enfants et assistance domestique au curé. La chapelle Sainte‑Anne, située dans l’église Saint‑Martin, leur était réservée. Entre 1690 et 1910, 195 filles dévotes sont recensées. Elles représentent, entre 1720 et 1760, 13 % de la population féminine de Marcolès[6].

Le musicien et chantre

En 1594, maître Symphorien Bacholet est attesté comme musicien au service de l'église de Marcolès. Chantre de l'église Saint-Martin, trois de ses enfants y sont baptisés, témoignant de son enracinement dans la communauté locale jusqu'à sa mort en 1624[5].

Le cimetière des pauvres

La paroisse se distinguait par l’existence de deux cimetières : un intra‑muros, établi autour de l’église, et un second situé hors des fortifications. Ce dernier, connu sous le nom de cimetière de la chapelle Saint‑Féréol des Marcolès, également appelé cimetière des pauvres ou ancien cimetière, se trouvait à proximité des fortifications, au lieu‑dit La Capelle. Il avait servi de cimetière pour les victimes des épidémies de peste et, auparavant, de maladrerie ou léproserie[2].

Description

Notes et références

Voir aussi

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