Église Saint-Martin de Pons
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Église Saint-Martin de Pons | |||
| Présentation | |||
|---|---|---|---|
| Culte | Catholique | ||
| Type | Église paroissiale | ||
| Début de la construction | XVIIe siècle | ||
| Fin des travaux | XIXe siècle | ||
| Style dominant | Néo-classique, Baroque (clocher) | ||
| Protection | |||
| Géographie | |||
| Pays | France | ||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||
| Département | Charente-Maritime | ||
| Ville | Pons | ||
| Coordonnées | 45° 34′ 52″ nord, 0° 32′ 49″ ouest | ||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime
| |||
| modifier |
|||
L’église Saint-Martin est la plus importante des deux églises paroissiales de la ville de Pons, en Charente-Maritime.
Situé au cœur de la ville-haute, dans le centre historique, cet ancien temple protestant fut reconverti en lieu de culte catholique en 1629 à l'instigation des récollets, qui en firent la chapelle de leur nouveau couvent. Considérablement agrandie dans la première moitié du XIXe siècle, l'église est de nouveau consacrée le .
Elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le [1].
L'histoire de la paroisse Saint-Martin débute dès la période médiévale : les chartes nous apprennent ainsi son existence dès le Xe siècle. Reconstruite selon les canons de l'architecture romane saintongeaise, elle devient la principale église paroissiale de la ville et est une dépendance de l'abbaye Saint-Florent de Saumur (tout comme l'église Saint-Vivien, dans la ville-basse) dès 1075. L'édifice intègre alors une crypte préromane, vestige de l'église primitive, au-dessus de laquelle est élevé le nouveau sanctuaire.
L'église est agrandie au cours du XVe siècle, tandis que deux clochers sont accolés aux angles de la façade. L'ornementation de celle-ci semble avoir été d'une richesse toute particulière, comprenant un portail central à six voussures flanqué de deux arcades aveugles, abritant pour l'une une statue de saint Martin, patron de la paroisse, pour l'autre une statue qui pourrait avoir représenté saint Éloi. La partie supérieure de la façade accueillait quant à elle deux statues équestres, probables représentations de l'empereur Constantin et peut-être de saint Georges.
Ses dimensions paraissent avoir été considérables (une description évoque une nef longue de 150 pieds, soit presque 50 mètres)[2]. Située hors-les-murs à l'origine, elle est cependant comprise dans le périmètre protégé par la seconde enceinte quelques siècles plus tard.
Pour autant, l'église n'est pas épargnée par les combats qui font rage aux alentours de la cité durant les guerres de Religion, pas plus que par les déprédations auxquelles se livrent quelques excités au cours de cette période agitée. Considérablement endommagée en 1582 (elle apparaît déjà comme à demi ruinée sur une gravure de Claude Chastillon réalisée dans les premières années du XVIIe siècle), elle subit de nouveaux dommages durant la Fronde.
Au XVIIIe siècle, seuls subsistent quelques pans de murs et une partie de l'élévation de la façade avec ses deux tours, tandis que les offices sont célébrés dans la crypte. Celle-ci se révèle insalubre, facilement inondée à la moindre pluie et particulièrement malsaine en hiver. Dans une description effectuée en 1714, Claude Masse note ainsi que « (elle) est très malsaine l'hiver à cause de son humidité ; et quand il pleut l'eau y entre en abondance par les escaliers »[2].
En 1784, devenant par trop insalubre, elle est définitivement fermée au culte. Laissée à l'abandon, elle achève de s'effondrer dans les années tourmentées qui s'ensuivent, et il ne reste guère plus de vestiges de cet édifice aujourd'hui.