Église Saint-Martin de Ver-sur-Mer
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Paroisse Saint-Jean-de-Brébeuf-sur-Seulles (d) |
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L'église Saint-Martin est une église catholique située à Ver-sur-Mer, en France.
L'église paroissiale Saint-Martin de Ver-sur-Mer est une église néo-romane. À sa reconstruction au XXe siècle, seul le clocher roman a été conservé[1]. C'est un bâtiment à plan en croix latine, à vaisseau unique et dont la tour isolée est composée de cinq niveaux. Sa construction principale s’étale entre le XIe et le XIVe siècle, et est pour essentiel constituée en calcaire. La tour est classée au titre des Monuments historiques depuis le [2].
L'entrée et sa tribune
À l’extérieur, la porte est surmontée d’un bas-relief signé Louis Valtat représentant saint Martin à cheval donnant la moitié de son manteau à un mendiant. Ce bas-relief fut sculpté par l’artiste lors d’un de ses séjours à Ver et à Asnelles en 1918. L'entrée est surmontée d'une tribune en pierre revêtue de bois et divisée en trois espaces : un vestibule d'entrée central et deux pièces latérales comportant chacune un escalier.
La tribune, de laquelle on a une intéressante vue d'ensemble de la nef et du chœur, comporte :
- un bas-relief qui représente, selon la légende, saint Gerbold parvenant d'Angleterre au VIIe siècle, le cou enchainé à une meule de moulin ;
- deux statues du XIXe siècle : au sud, saint Martin, au nord, saint Gerbold ;
- deux tableaux d'autel du début du XIXe siècle, huiles sur toiles, d’auteurs inconnus, l'un représentant La Résurrection (copie d'œuvre de Carl Van Loo gravée en 1755) et l'autre L'Agonie du Christ.
La nef
Dans la nef, de part et d'autre de l'entrée, deux confessionnaux de pierre qui étaient autrefois accolés à la façade ont été replacés sur le devant de la tribune. Les fonts baptismaux datant du XIXe siècle ainsi que le bénitier sont en marbre veiné. Tout autour de la nef, le chemin de croix de la fin du XIXe siècle, en peinture à l’huile sur toile, d’auteur inconnu, représente le cycle de la Passion.
Une maquette de bateau à quatre mâts, le Stella Maris (nom d'une maison des gens de mer ou foyer d'escale pour marins) fut offerte par MM. Lepareur et Lepretre en ex-voto, en aout 1936.
Les dix verrières de la nef (1948-59) sont signées de G. Sagot, maitre verrier à Bayeux.
On retrouve :
- Saint Gerbold arrivant sur la baie
- Sainte Thérèse de Lisieux sur la baie
- La Résurrection de saint Lazare sur la baie
- Bienheureux Poulain Delaunay sur la baie
- Le Sermon sur la Montagne (Christ et poisson)
- Jésus au Temple (action pastorale : le Christ pratique l'enseignement et bénit les enfants)
- Jésus et Marie-Madeleine
- Mort de saint Martin
- Saint Martin et le lépreux
- Le Repas chez Simon (rite de purification).
L'arc triomphal est peint depuis la fin du XIXe siècle de quatre scènes figurant le Calvaire, la Passion, les saintes Femmes au tombeau, l'Apparition à Madeleine, l’auteur en est Louis Frédéric Panchet dit Bellerose.
La tour
La tour romane « a toutes les caractéristiques de la fin du XIe siècle »[1]. Soutenue par des contreforts plats, elle est accolée à la dernière travée de la nef, côté sud de l'église, avec laquelle elle ne communique pas. Quatre étages en retrait les uns par rapport aux autres s'élèvent sur une haute souche dont le rez-de-chaussée voûté d'arêtes ne permet pas l'accès au clocher. Il faut utiliser une échelle pour atteindre la porte du second niveau de la souche et accéder à l'escalier, ce qui rend le clocher semblable à un donjon. Le premier étage est orné d'une arcature dont les baies aveugles retombent sur des colonnettes. Les trois autres sont éclairés sur chaque face par deux fenêtres géminées sous un arc de décharge. Une corniche à modillons souligne le toit de pierre en pyramide à gradins[3],[4].
Le transept
La chapelle de la Vierge du XIXe siècle, sise dans le bras sud du transept, est garnie d'un autel du XXe siècle. Le retable en chêne et le tabernacle en marbre blanc du XVIIIe siècle sont encadrés par des colonnes ioniques et garnis de guirlandes de fleurs et de pots à feu (flambeaux de plâtre ou de pierre). L'iconographie du couronnement représente Dieu le père.
La chapelle Saint-Joseph du XIVe siècle sise dans le bras nord, présente un autel secondaire garni d'une statue de saint Joseph (XIXe siècle) et d'un retable du XVIIIe siècle surmonte de pilastres d’ordre corinthien et de pots à feu.
À la croisée du transept, l'ensemble comprenant deux tabourets et un fauteuil de célébrant à forme dantesque est du XIXe siècle ainsi que les clochettes (bronze).