Église Saint-Nazaire de Corme-Royal
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| Destination initiale |
Prieuré |
|---|---|
| Destination actuelle |
Église paroissiale |
| Diocèse | |
| Paroisse |
Paroisse Sainte-Marie-en-Saintonge (d) |
| Style |
Roman et gothique |
| Construction |
XIIe et XVe siècles |
| Religion | |
| Propriétaire |
Commune |
| Patrimonialité |
| Pays | |
|---|---|
| Département | |
| Commune |
| Coordonnées |
|---|
L'église Saint-Nazaire est une église catholique située à Corme-Royal, en France et classée[1] Monument Historique.
L'église est se trouve dans le département français de la Charente-Maritime, dans la commune de Corme-Royal. Elle est située à l'entrée sud-est du bourg, près de la place principale.
Historique
Une église antérieure dédiée à Saint-Pierre, paroissiale aussi, a existé près de cet emplacement. Elle s'élevait un peu plus vers l'ouest, semblerait-il proche de la place actuelle, car une charte de 1040 fait mention d'une église dédiée à saint Nazaire qui aurait été donnée à l'abbaye de la Trinité de Vendôme. Sept ans plus tard, cette même église était cédée à l'abbaye aux Dames de Saintes. Il ne peut s'agir que d'un édifice précédent, détruit sans doute volontairement, comme beaucoup l'ont été à cette époque, pour être remplacé par l'actuel édifice.
Fondée dans la deuxième moitié du XIIe, l'église actuelle fut vraisemblablement édifiée en deux étapes : d'abord un transept, surmonté d'un clocher et dont il reste les vestiges du croisillon sud, et le chœur qui a gardé une partie de son mur sud. Ensuite, vers la fin de la seconde moitié du XIIe siècle, la nef était voûtée en berceau brisé et la façade occidentale construite.

Par la suite l'édifice a connu plusieurs phases de reconstructions ou de remaniements.
- Le chevet primitif était demi-circulaire. Il portait vraisemblablement sur le chœur ou sur l'ancien carré du transept un clocher roman. Il fut reconstruit dès le XIIIe siècle, un mur plat gothique, percé par une grande fenêtre ogivale, venant remplacer l'abside originelle.
- Dès l'entrée, on trouve un mur massif percé d'une porte haute et étroite qui, par cinq marches accède à la nef. Cet narthex est éclairé par deux fenêtres en plein-cintre : l'une ouvrant sur la façade, l'autre très étroite regardant le Nord. Il est recouvert à grande hauteur d'une voûte en ogive étoilée, réunissant ses nervures autour d'un trou à cloches.
- La nef comprend six travées, les trois premières voûtées en ogive avec clés sculptées ; les trois suivantes, moins hautes, en berceau brisé.
- Dans la seconde moitié du XVe siècle, à la suite de la guerre de Cent Ans, une grande partie de l'édifice fut reprise. Le mur gauche a été remplacé par une suite de cinq grosses colonnes lisses, sans chapiteaux, qui reçoivent les arcs ogivaux de la voûte et les retombées des six grandes baies ouvrant sur un bas-côté au nord, couverte également en ogive.
- Éclairée par cinq fenêtres en arc brisé, cette deuxième nef possède aussi à l'occident et sur un palier précédé de plusieurs marches sa porte d'entrée particulière extérieurement sans ornement.
- Des éléments défensifs furent ajoutés au mur sud de la nef (chemin de ronde, créneaux, meurtrières...), et un nouveau clocher fut édifié au-dessus de la première travée de la nef, nécessitant de renforcer considérablement les murs le soutenant. Des embrasures trouent les murs du clocher. Le mur Sud semble appartenir plutôt à un château qu'à un édifice religieux. Il est garni en entier de merlons et de créneaux.
- Ces travaux furent complétés au XVIIe siècle, en particulier pour l'achèvement des voûtes des premières travées de la nef, et pour celui du clocher, couvert d'un toit en carène.
Nef. Autel principal. Nef et bas-côté nord. Bas-côté nord. Autel, bas-côté nord.
Malgré ces nombreuses reprises, l'église conserve d'importants éléments de l'époque romane.
- À l'intérieur, le mur sud de la nef est toujours percé de baies en plein cintre qu'encadrent des colonnettes à chapiteaux sculptés ; il présente aussi les vestiges de corniches également sculptées. Un chapiteau portant un énorme dragon au combat a également été conservé à la retombée de la voûte de la nef.
- Quant à la façade occidentale, elle présente la structure habituelle des façades romanes de la région. Constituée de trois arcades sur chacun des deux niveaux, à l'instar d'un arc de triomphe romain, elle se rapproche des églises d'Aulnay, Pont-l'Abbé-d'Arnoult, Fenioux, Chadenac, Civray (Vienne), etc.
- Le décor sculpté roman, particulièrement riche et soigné, avec ornements géométriques et végétaux, animaux et personnages fantastiques se mêlent aux personnages bibliques pour recouvrir arcatures, voussures, colonnes, chapiteaux et corniches.
L'édifice est classé[1] au titre des monuments historiques le .