Église Saint-Paterne de Saint-Paterne-Racan
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Église Saint-Paterne de Saint-Paterne-Racan | ||||
Vue générale depuis le sud. | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Type | église paroissiale | |||
| Rattachement | diocèse de Tours | |||
| Début de la construction | XIe siècle | |||
| Fin des travaux | XVIIIe siècle | |||
| Protection | ||||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Centre-Val de Loire | |||
| Département | Indre-et-Loire | |||
| Commune | Saint-Paterne-Racan | |||
| Coordonnées | 47° 36′ 11″ nord, 0° 29′ 02″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire
| ||||
| modifier |
||||
L'église Saint-Paterne de Saint-Paterne-Racan est une église paroissiale affectée au culte catholique dans la commune française de Saint-Paterne-Racan, dans le département d'Indre-et-Loire.
Cette église est construite au XIe siècle mais elle est agrandie aux XVe et XVIe siècles ; elle est partiellement reconstruite après un incendie en 1768. Inscrite comme monument historique en 1947, elle renferme un important mobilier dont une partie fait l'objet de protection par classement.
L'église est située dans le centre du bourg, non loin de la rive gauche de l'Escotais , son orientation « classique » ouest-est correspond en outre aux courbes de niveau.
Dans les années 1830, les terrassements liés à la réalisation de la route de Château-la-Vallière surélèvent le sol aux abords de l'église ; cet aménagement, nécessaire pour franchir l'Escotais, place l'église en contrebas[2].
Histoire
Une première église ou un oratoire semblent être consacrés au VIe siècle par Grégoire de Tours mais il n'en reste aucune trace[1],[3].
Le premier édifice connu est l'église construite à la fin du XIe[4],[5] ou au début du XIIe siècle[6]. Le clocher semble élevé en plusieurs étapes entre le XIIIe ou le XIVe siècle et le XVe siècle[4],[5],[7]. Une importante campagne de restauration et d'agrandissement a lieu aux XVe et XVIe siècles : la nef est complétée par un vaisseau méridional percé d'une porte qui devient l'entrée principale de l'église, l'ancienne porte dans le pignon occidental étant murée car elle manque de dégagement[5],[6],[8].
L'événement majeur dans l'histoire de l'église est l'incendie qui, le , part de la forge d'un maréchal-ferrant et se propage, par la paille dont le sol des rues est jonchée, à 38 maisons (le tiers du bourg), au presbytère et à l'église[9]. Si le chevet de cette dernière, voûté en pierre, résiste relativement bien[6], la nef et sa charpente en bois sont fortement endommagées. Des travaux de reconstruction sont entrepris, en respectant le style du XVe siècle[1]. En 1850, la sacristie, située au chevet de l'église et menacée par l'humidité causée par le remblai du sol extérieur, est déplacée sur le flanc nord de la nef[10]. L'horloge, jusque là installée dans le clocher, est déplacée en 1852 à la voûte du pignon sud de la nef secondaire, au-dessus de la porte[11]. Une inscription, à l'intérieur de l'église, indique que la décoration intérieure du monument est revue et ses parties hautes restaurées dans les années 1880[6].
L'église est inscrite comme monument historique par arrêté du [1]. En 1961, une crue de l'Escotais envahit l'église et détériore une partie du mobilier[12].