Église Saint-Placide de Saint-Plaisir

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Type
Paroisse
Paroisse Sainte-Croix-du-Bocage-Bourbonnais (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Dédicataire
Saint Placide
Église Saint-Placide de Saint-Plaisir
Présentation
Type
Diocèse
Paroisse
Paroisse Sainte-Croix-du-Bocage-Bourbonnais (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Dédicataire
Saint Placide
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L'église Saint-Placide est une église située en France sur la commune de Saint-Plaisir, dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes[1]. Le saint qui a donné son nom à l'église était « un acolyte qui vécut dans le Berry au Ve ou au VIe siècle et qui mourut à Saint-Plaisir ». Sa fête est célébrée le 1er septembre. Le second patron dédié est saint Eustache, la tradition le faisant naître et vivre dans l'archiprêtré de Bourbon, à Saint-Plaisir même[2].

L'édifice fait l’objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le .

L'église se trouve sur une place située dans la partie est du bourg. L'église est orientée ouest-est, avec le chœur à l'est.

Description

L'église de Saint-Plaisir, datant du XIIe siècle, est composée de trois nefs divisées en quatre travées et terminées par un chevet carré ainsi que par deux chapelles voûtées d'ogives construites au XIVe siècle.

Le portail d'entrée se compose de trois archivoltes plein cintre, ornées de gorges et de tores. Il rappelle d'ailleurs celui de l'église d'Agonges. Les trois colonnes en question sont constituées de chapiteaux à feuillages stylisés propres à l'époque de construction. « Le portail occidental est encadré de forts piédroits, de trois archivoltes en plein-cintre aux angles chanfreinés, moulurés de gorges et de tores qui reçoivent de chaque côté trois colonnes romanes[3]. » D'anciennes traces de peinture rouge étaient encore visibles au milieu du XXe siècle, laissant songer que l'église était partiellement peinte dans sa première époque.

La nef centrale et le sanctuaire sont en berceau brisé et les bas-côtés en voûte d'arêtes d'une forme très bombée, l'apparentant alors quelque peu à une coupole. Les voûtes actuelles paraissent postérieures de quelques dizaines d'années à la construction de l'église, les voûtes primitives s'étant peut-être écroulées. Il est possible que l'église primitive se terminait par une abside ronde. L'arc brisé visible sur le parement postérieur du chevet était alors un arc doubleau qui séparait l'abside du reste de l'édifice. Après la démolition de l'abside, cet arc fut bouché par un mur rectiligne où trois fenêtres romanes furent percées. Il est possible également que le chevet rectangulaire soit d'origine. À l'angle nord-est de la dernière travée du bas-côté nord, un cul-de-lampe, le seul de tout l'édifice, reçoit l'une des arêtes de la voûte. Il représente un homme qui supporte de ses deux mains la tablette par laquelle l'arête de la voûte se termine[4].

Plus tard, l'édifice fut voûté en tiers-point (ou plutôt à berceau brisé). Les arcs doubleaux des bas-côtés et de la nef principale et les arcs qui séparent les nefs sont reçus sur de simples dosserets rectangulaires. D'épais pilastres composés de dosserets irrégulièrement implantés séparent les trois nefs. Les arcs retombent sur des impostes chanfreinées. Un cordon composé d'un filet avec chanfrein et d'une demi-gorge règne le long de la grande nef et du chœur[4].

Le sanctuaire est donc fini par un chevet plat à trois baies, une particularité dans le Bourbonnais, mais rappelant également les églises du Berry. Les baies en plein cintre entre chœur et chapelles datent de la construction des chapelles. Des arcs aveugles en tiers point ornaient déjà les murs latéraux du sanctuaire. Une petite niche encadrée par un boudin qui se termine à son sommet en accolade a été évidée au XVe siècle dans l'épaisseur du mur sud du chœur. Dans ce mur sud a été percée un siècle et demi plus tard, « sous Henri IV ou Louis XIII, une porte supplémentaire [...] pour donner accès à la chapelle contiguë. Cette porte est aujourd'hui murée ; mais son arc circulaire se reconnaît encore aux claveaux à bossage en pointe de diamant qui font saillie sur la maçonnerie de remplissage ». Une décoration peinte au XIXe siècle est composée de rinceaux de feuillages. Il existait à priori diverses fresques et peintures anciennes aujourd'hui disparues.

La chapelle nord fut quant à elle, selon les sources, la chapelle des anciens seigneurs de Saint-Plaisir[3]. On y trouve la trace d'un ancien blason dont on fait la description détaillée dans la rubrique suivant celle-ci. Cependant, certains semblaient évoquer cette chapelle seigneuriale par le titre de « chapelle des seigneurs de Pon-Lung ». Néanmoins, les seigneurs de ce château étaient établis sur la paroisse voisine d'Ygrande et ne devaient donc pas, en toute logique, avoir à Saint-Plaisir une chapelle qui leur serait dédiée. Cette propriété doit donc bien être celle des seigneurs de Saint-Plaisir. Ce titre était d'ailleurs inscrit dans un acte du 24 août 1489 par lequel le procureur du domaine du Bourbonnais, prenant cause pour le prévôt de La Vare, autrement dit de Saint-Plaisir, transige avec Jean Dubois, « escuyer, sieur de Saint-Plaisir »[2].

Le clocher carré, au-dessus de la dernière travée de la nef centrale, est moderne. Il a été restauré, en tout ou partie, dans les années 1930.

Les deux contreforts extrêmes du mur nord ont été très fortement épaissis au XVe siècle, probablement dans le but d'épauler le clocher. Les contreforts sud ont aussi été remaniés dans de moindres proportions, lors de la restauration dirigée par M. Tourteau, architecte départemental, en 1890. Au cours de la même campagne de travaux, M. Tourteau restaura le rampant de la façade et les fenêtres méridionales et remplaça sur le mur septentrional, une partie de l'entablement et quelques modillons. Dix modillons anciens ont été conservés. Ils sont du type que l'on rencontre dans la plupart des églises de cette région : bouts de solives et têtes grimaçantes[4].

L'église Saint-Placide est construite en grès du pays, provenant de la carrière du Moulin de la Tour à km. Un grès dont la pâte très fine se prêtait à merveille à l'émoulage dont on peut encore observer aujourd'hui les stigmates.

L'église possède encore deux bancs en bois à balustres tournés du XVIIe siècle et deux cloches. La plus ancienne date de 1626 alors que la seconde est en acier et date de 1866. Le bénitier en pierre porte une inscription que le temps a rendue indéchiffrable.

Historique

Notes et références

Voir aussi

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