Église Saint-Romain de Cessac
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| Destination initiale |
culte catholique |
|---|---|
| Destination actuelle |
église paroissiale |
| Diocèse | |
| Paroisse |
Paroisse Saint-Quentin-de-Baron (d) |
| Dédicataire |
Saint Romain et saint Barthélemy |
| Style |
roman |
| Construction |
XIe, XIIe, XVIe et XVIIIe siècles |
| Religion | |
| Propriétaire |
Commune |
| Patrimonialité |
| Département | |
|---|---|
| Commune |
| Coordonnées |
|---|
L'église Saint-Romain est une église catholique française située dans la commune de Cessac, dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine[1].
L'église est située au cœur du village, le long de la route départementale D236, entre les intersections avec les routes départementales D19 et D119.
Historique
À l'origine, l'église était placée sous le patronage de saint Romain de Blaye, disciple de saint Martin de Tours, mort en 385. L'église est aujourd'hui dédiée à saint Barthélemy.
L'église[2],[3] se compose d'une courte nef fermée à l'est par un chevet plat flanqué d'une sacristie. La façade nord est masquée par l'ancien presbytère. Le mur, au sud de la nef, laisse voir les maçonneries en petit appareil de moellons correspondant à une première construction du XIe siècle. La façade occidentale se présente comme un large mur terminé par un clocher-pignon typique de la Saintonge romane, muni d'une bretèche contribuant à la fortification de l'édifice.
Le portail Vue sud-est Vue nord-est Le chevet plat Croix de cimetière
L'église a subi des remaniements substantiels aux XIIe, XIIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Le décor sculpté, visible sur le portail et dans le chœur, fut mis en place au XIIe siècle et au début du XIIIe.
L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1908 pour son portail, et inscrit en totalité en 1925[1].
L'iconographie intérieure
L'arc triomphal repose, au nord, sur un chapiteau représentant le combat de saint Michel contre le dragon, le chapiteau sud figurant l'Adoration des mages. Quatre des chapiteaux de l'antique chœur y sont remployés de façon non structurelle ; ils sont greffés sur le plat des murs latéraux en guise de décoration.
Saint Michel et le dragon : Superbe sculpture de l'archange en train de perforer la gorge du dragon à l'aide d'un épieu. Une corbeille semblable se trouve à l'église de Saint-Quentin-de Baron et à l'église Saint-Vivien de Romagne. Le modèle originel pour les deux se trouve à l'abbaye de La Sauve-Majeure.
Adoration des mages

Les trois hommes s'avancent vers la droite en direction d'un Christ jeune qui s'est levé pour les accueillir. Jésus est reconnaissable à son nimbe crucifère. Tous quatre portent la même tunique plissée à manches évasées. Chaque mage porte un cabas qui contient son cadeau. Seul le mage du milieu porte une barbe, signe de sagesse et c'est lui qui indique avec son indes l'étoile qui les a guidés.
Le fait que Marie et Joseph soient absents et que Jésus n'est plus un bébé est atypique, mais il y a d'autres exemples en Aquitaine.
Chapiteaux décoratifs :
Au mur nord, on trouve une corbeille végétale, tapissée de feuillages et une corbeille ou figure un moine, pieds nus, qui tire sa langue. Tirer sa langue était une geste qui véhiculait traditionnellement l'expression de toutes les intempérances. Le moine joue au milieu de luxuriantes lianes tri-nervées. Les deux lianes aériennes se faufilent entre ses jambes pour s’épanouir en un bouquet de fleurs de lys.
Au mur sud, se trouve une corbeille sans tailloir et très abîmée où on voit un petit homme barbu qui porte un bliaud serré par une ceinture nouée. Deux bêtes félines ont leurs têtes tournées vers lui. Le bras droite de l'homme a disparu, mais son bras gauche va sur la langue de la bête. Ce détail suffit pour affirmer que la représentation n'est pas celle de « Daniel dans la fosse aux lions », car selon le récit biblique « l'ange ferma les gueules » et « les lions ne l'avaient point touché ». Par contre, les corbeilles ou modillons où un pécheur enfonce ses mains dans la gueule d'une bête démoniaque étaient très fréquentes, comme sur le cordon du sanctuaire de l'église de Saint-Quentin-de-Baron ou sous la corniche de l'église de Saint-Caprais-de-Bordeaux où se trouve également un authentique Daniel inter leones).
Le deuxième chapiteau du mur sud montre deux oiseaux à long cou buvant dans le même calice qui représente la nouvelle « Source de Vie » qu'est l'Eucharistie. L'identification est confirmée par une croix en arrière-plan.
