Église Saint-Étienne de Nederokkerzeel

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Nom localSint-Stephanuskerk
TypeÉglise
Église Saint-Étienne de Nederokkerzeel
Image illustrative de l’article Église Saint-Étienne de Nederokkerzeel
Présentation
Nom local Sint-Stephanuskerk
Culte Catholique romain
Type Église
Rattachement Archidiocèse de Malines-Bruxelles
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XIXe siècle
Style dominant Gothique brabançon
Protection Classée monument historique depuis 1943
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Province Drapeau du Brabant flamand Province du Brabant flamand
Commune Kampenhout
Section Nederokkerzeel
Coordonnées 50° 55′ 08″ nord, 4° 33′ 53″ est
Géolocalisation sur la carte : Brabant flamand
(Voir situation sur carte : Brabant flamand)
Église Saint-Étienne de Nederokkerzeel
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Église Saint-Étienne de Nederokkerzeel

L’église Saint-Étienne (en néerlandais : Sint-Stephanuskerk) est une église de style gothique brabançon située à Nederokkerzeel, section de la commune belge de Kampenhout, dans la province du Brabant flamand.

À l'origine se dressait à cet endroit une petite église romane du XIIe siècle[1].

La tour en grès blanc, à noyau roman, date probablement du XIIIe siècle[2] : elle a été surélevée en 1716[1].

Les autres parties de l'édifice bâties en grès blanc, à savoir le chœur, la partie nord et la façade ouest, datent des XVIe et XVIIe siècles[1],[2],[3]. Le portail baroque de la façade ouest est daté « ANNO 1662 »[2].

Enfin, les parties construites en brique, à savoir la façade latérale sud et le bras sud du transept datent de 1780[2].

Enfin, la petite sacristie en brique collée contre la face sud de la tour a été ajoutée au XIXe siècle[1],[2].

Statut patrimonial

La tour de l'église est classée comme monument historique depuis le sous la référence 1189[4].

L'église elle-même est classée comme monument historique depuis le sous la référence 1190[5].

Par ailleurs, l'église et son cimetière figurent à l'inventaire du patrimoine immobilier de la Région flamande sous la référence 39885[2].

Et, enfin, les peintures murales de l'église figurent à l'inventaire du patrimoine immobilier de la Région flamande sous la référence 301505[6].

Architecture

Architecture extérieure

À l'ouest, l'église présente une façade en grès blanc percée au rez-de-chaussée d'un portail baroque en pierre bleue, daté « ANNO 1662 » dans les écoinçons[2]. Ce portail est composé de piédroits harpés portant un arc en plein cintre frappé de trois clés d'arc protégé par un larmier dont les extrémités droites sont supportées par de petites volutes. Le tout est surmonté par une corniche portée par deux grandes volutes[2].

Ce portail est surmonté d'une haute fenêtre ogivale possédant trois lancettes surmontées d'un remplage. Le pignon ouest se termine par une petite fenêtre cintrée.

La façade latérale du bas-côté sud et le bras sud du transept (datés de 1780), sont édifiés en brique, avec un soubassement et des bandeaux horizontaux de grès blanc, et sont percés de hautes fenêtres de style ogival tardif.

La haute tour carrée en grès blanc, à noyau roman, se dresse entre la nef et le chœur[1],[2]. Ornée d'ancres de façade, elle présente un dernier niveau percé de baies campanaires en forme d'arc brisé et à abat-sons et orné de grandes horloges noires aux chiffres dorés[2]. Elle se termine par une haute flèche en ardoises[2].

À son pied, on trouve la petite sacristie sud en briques ajoutée au XIXe siècle[1],[2].

À l'est, l'église se termine par un imposant chœur en grès de style gothique. Rythmé par de hauts contreforts, il est constitué d'une travée de chœur aveugle et d'une abside à trois pans percée de hautes fenêtres ogivales à lancettes et remplage[2].

Architecture intérieure

L'intérieur de plan basilical, partiellement enduit et peint dans des tons clairs, comprend trois nefs gothiques séparées des collatéraux par des colonnes en grès sommées de larges chapiteaux sculptés portant des arcs en ogive[2]. Au niveau de la croisée du transept, les colonnes sont remplacées par de puissants piliers[2]. Certains chapiteaux sont ornés de feuilles de chou[2].

Les murs du collatéral sud sont enduits alors que ceux du chœur, du collatéral nord et du fond de la nef sont en moellons de grès apparents.

La nef centrale est surmontée d'un plafond plat daté de 1723 et décoré d'ornements géométriques en stuc et d'étoiles dorées[2].

Patrimoine

Peinture murale .

Le chœur est orné de lambris du XVIIe siècle et d'un beau maître-autel de style baroque, daté de 1646 et modifié en 1758[1]. Ce maître-autel est composé d'un retable représentant le martyre de saint Étienne[1], encadré de colonnettes à chapiteaux dorés d'ordre composite supportant un entablement dont l'architrave porte la mention latine « ALTARE PRIVILEGIATUM ». Porté par l'architrave, un fronton courbe encadre l'œil de la Providence, figuré dans un triangle entouré de rayons de lumière et de nuages.

Au fond de la nef, un jubé de style néo-classique porte un orgue conçu par Jan Wauters entre 1729 et 1731[1],[2].

Le bras septentrional du transept abrite la chaire de vérité qui date du XVIIe siècle comme les lambris du chœur, ainsi que des fonts baptismaux en granit gris, eux aussi du XVIIe siècle, recouverts d'un couvercle en cuivre[1],[2].

Le mur est du transept nord est orné d'un fragment de peinture murale représentant trois figures d'apôtres : André, Jean et Thomas[6].

Salle paroissiale

Références

Annexes

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