Église Saint-Étienne de Waha

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RattachementDiocèse de Namur
Fin des travaux1050
Église Saint-Étienne
Image illustrative de l’article Église Saint-Étienne de Waha
L'église Saint-Étienne, à Waha
Présentation
Culte catholique
Type église paroissiale
Rattachement Diocèse de Namur
Fin des travaux 1050
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1941, no 83034-CLT-0013-01)
Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine exceptionnel (2013, no 83034-PEX-0001-02)
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Région wallonne
Province Luxembourg
Ville Marche-en-Famenne
Coordonnées 50° 12′ 44″ nord, 5° 20′ 37″ est
Géolocalisation sur la carte : Europe
(Voir situation sur carte : Europe)
Église Saint-Étienne
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Église Saint-Étienne
Géolocalisation sur la carte : province de Luxembourg
(Voir situation sur carte : province de Luxembourg)
Église Saint-Étienne

L'église Saint-Étienne est un édifice religieux catholique sis à Waha, un village de la Famenne, aujourd’hui rattaché à la commune de Marche-en-Famenne en province de Luxembourg (Région wallonne de Belgique). Consacrée en 1050, l’édifice - rare exemple d’art roman typiquement mosan - est l'église paroissiale de Waha.

Pierre dédicatoire.

Une pierre commémorative de la consécration[1] de l’église par le prince-évêque de Liège Théoduin de Bavière porte la date du (de l’année de l’incarnation du Seigneur) 1050.

Au milieu du XIe siècle, un bâtiment préexistant - sans doute seigneurie médiévale - est aménagé en chapelle privée avec l’adjonction d’un sanctuaire et de deux petites nefs latérales. La nef centrale soutenue par des piliers carrés et massifs est la partie la plus ancienne. Des vestiges romans sont visibles dans les parties basses de murs.

La tour-clocher est de construction plus tardive, sans doute fin du XIe ou début du XIIe siècle. Elle remplace un ancien porche, devenant elle-même porche d’entrée de l’église. Vers 1230, l’église est agrandie et le toit du sanctuaire est surélevé. Le clocher est reconstruit vers 1574. C’est celui que l’on voit aujourd’hui.

Aux XVIe et XVIIe siècles, l’intérieur de l’église est réaménagé au goût du jour : l’intérieur baroque subsistera jusqu’au XXe siècle. Un nouveau pavement est installé au XIXe siècle. C’est alors que la pierre dédicatoire est découverte et redressée pour être mise en évidence sur le mur. Une porte d’entrée est percée dans la tour.

L’église retrouve son caractère roman dans les années 1950. D’importantes fouilles archéologiques ont lieu avant les travaux de rénovation. En 1958, de nouveaux vitraux ornent le sanctuaire : ils sont œuvres de Louis-Marie Londot.

Patrimoine

  • La pierre dédicatoire en latin médiéval, redécouverte au XIXe siècle, donne la date exacte de la consécration de l’église : . Elle est un bel exemple d’épigraphie médiévale.
  • Le reliquaire de saint Étienne est une œuvre d’orfèvrerie du XIIIe siècle. D’après un manuscrit du XVIIe siècle se trouvant à l’intérieur, il serait un don fait à l’église par un certain Henri Costérius.
  • Les fonts baptismaux aux quatre têtes des fleuves symboliques du paradis, en pierre bleue mosane, furent offerts en 1590 par Marie, fille d’Hubert de Hesdre.
  • Plusieurs statues de saints (et un calvaire) sont œuvres d’un artiste anonyme du XVIe siècle connu sous le nom de ‘Maître de Waha’ car c’est l’église Saint-Étienne qui abrite le plus grand nombre de ses œuvres connues.
  • Les vitraux du sanctuaire sont œuvres de Louis-Marie Londot (1958).
  • Les vitraux de la nef sont œuvres de l’artiste Jean-Michel Folon. Datant de 2004 et 2005, les six vitraux illustrent des scènes de la vie de saint Étienne (tirées du livre des Actes des apôtres) et de sa légende qui s’est développée ultérieurement.

Description par le chanoine Lanotte

Notes et références

Voir aussi

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