Église Santa Maria del Tempio de Parme
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XIIIe siècle |
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Bien culturel italien (d) |
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L'église Santa Maria del Tempio (Sainte-Marie-du-Temple)[1], est une église, désormais désacralisée, de la ville de Parme en Italie. Elle se trouve rue Bixio.
L'église, avec son couvent annexe, a été fondée par les Templiers et les premières sources la mentionnant datent de 1230. Après la suppression des Templiers en 1312, l'église passe aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, puis en 1527 aux amadéites (it) (branche de franciscains réformés[2]), qui lui donnent le vocable de Santa Maria della Pace.
En 1575, l'église et son couvent passent aux capucins qui les consacrent à sainte Marie-Madeleine. La famille Farnèse protège le couvent et l'église où ils se font enterrer depuis le duc Alexandre vêtus de la bure des capucins.
Description
L'intérieur de l'église conventuelle est à nef unique avec quatre chapelles latérales de chaque côté.
On remarquait au-dessus du maître-autel une Pietà avec des saints du Carrache ; elle a été confisquée par les Français en 1799, emmenée à Paris et restituée par Louis XVIII en 1816. Elle se trouve aujourd'hui à la Galleria nazionale de Parme; en haut du tableau d'autel il y avait une figure de Dieu le Père, attribuée à l'un des Carrache ou au Guerchin, qui a été transférée à l'église Sainte-Catherine.
D'autres tableaux provenant de cette église se trouvent aujourd'hui à la Galleria nazionale : Madeleine adorant la Croix de Pittoni, qui se trouvait dans la deuxième chapelle à droite[3]; le tableau des Saint Fidèle de Sigmaringen et saint Joseph de Leonessa piétinant l'hérésie de Giambattista Tiepolo, qui se trouvait dans la quatrième chapelle à droite[4]; L'Immaculée Conception avec des saints de Piazzetta se trouvait dans la deuxième chapelle de gauche[5].
L'église conventuelle conservait aussi des tableaux de Semplice de Vérone.
C'est à l'époque napoléonienne que le couvent commence à péricliter, puisque les lois suppriment les ordres religieux. Les capucins sont supprimés en 1810. Ils retrouvent leur couvent en 1816 grâce à Filippo Magawly Cerati, mais en sont encore chassés à cause des lois confiscatoires du gouvernement de la maison de Savoie. Ils retournent à Parme en 1877, mais la commune leur refuse le droit de récupérer leur antique couvent. Ils s'installent alors dans l'ancien monastère des dames augustines, au couvent Sainte-Catherine.
Après avoir abrité l'assistance publique de Parme, l'ensemble est un siège de l'ARCI (Associazione Ricreativa e Culturale Italiana), association pour la promotion sociale des personnes défavorisées. L'église est désacralisée.
