Au XVesiècle, Elena Celsi, veuve de Marco Vioni[2], lègue la moitié de ses biens aux pauvres et l'autre moitié à un hospice pour pèlerins désireux de se rendre en Palestine. Les exécuteurs testamentaires érigent d'abord près de San Giovanni in Bragora une chapelle, appelée Maria Vergine presentata al Tempio et ensuite l'agrandirent sous le nom d' église du Saint Sépulcre[3].
En 1471, Polissena Premarino[4] et Beatrice Veniera, en fuite de Negroponte lors de son invasion, se réfugient dans la partie destinée aux femmes pauvres et convainquent en 1493 l'exécuteur testamentaire de convertir le refuge en monastère pour sœurs selon la troisième règle de l'Ordre Séraphique de Saint François, avec le soutien des nobles dames Orsola Usnago et Maria da Canale, à condition qu'une partie de l'endroit reste réservé au refuge des pauvres pèlerins.
À la suite de scandales dus à la vie en promiscuité, le pape remet la gestion entre les mains du patriarche de Venise Tommaso Donato(it), en 1546 Paul III les met sous la tutelle du légat apostolique et finalement Clément VIII les place sous la juridiction patriarcale.