En 1969, le Patriarcat fut transféré au Dr Pedro Freire (Petrus-Johannes XIII)[2] en Amérique, qui avait été consacré en 1956 par Robert Ambelain. C'est la première fois dans l'histoire de l’Église que le patriarcat est déplacé hors de France et vers les Amériques. Après la mort de Freire en 1977, le synode de l’Église Gnostique n'a pas élu de successeur et l'Église fut quelque temps déclarée autocéphale[3]. Certains considérèrent alors automatiquement René Chambellant (Tau Renatus) comme Patriarche, puisqu'il était Primat des Gaules. Mais celui-ci ne développe pas l’Église et pendant cette période communique avec le primat nord-américain Roger Saint Victor-Hérard (Tau Charles) et son futur successeur, Robert Cokinis (Tau Charles Harmonius II), qui aide Chambellant à renforcer l'Ordre des Elus Coen au Canada. Chambellant a également guidé Cokinis dans la création du Collège Gnostique œcuménique des Métropolitains. L’Église n'est alors réellement plus active qu'aux Etats-Unis. Robert Cokinis consacre son successeur, Tau Apollonius, actuel Primat d'Amérique du Nord de l’Église Gnostique Apostolique[4].
Le 12 septembre 2015, lors de l'élection du Collège Gnostique des Métropolitains, Tau Apollonius a été nommé Coadjutor cum jure successionis du Primat Robert Cokinis. Il a assumé les fonctions Primatiales à la mort de l'évêque Cokinis, le 1er septembre 2016, avec la reconnaissance du Collège Gnostique des Métropolitains et du Saint-Synode. Apollonius ordonne un prêtre Français en Février 2022 à New York. L’Église Gnostique est ainsi réveillée et revient en France après des décennies d'absence[5]. Ce prêtre est consacré Évêque de Paris le 21 juin 2024 à New York lors du Saint Synode de l’Église, sous le nom de Tau Heracléon II. L'épiscopat revient ainsi en France, pour la première fois depuis près d'un demi-siècle[6].