Élection présidentielle de 1959 en Haute-Volta
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| Élection présidentielle de 1959 en Haute-Volta | ||||||||||||||
| Maurice Yaméogo – Union démocratique voltaïque-Rassemblement démocratique africain | ||||||||||||||
| 100,0 % | ||||||||||||||
| Président | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Poste créé | Maurice Yaméogo UDV-RDA | |||||||||||||
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L'élection présidentielle de 1959 en Haute-Volta a lieu le afin d'élire le premier président de la Haute-Volta, état membre de la Communauté française couvrant le territoire de l'actuel Burkina Faso. Il s'agit de la première présidentielle que connait le pays, avant son indépendance le 5 aout de l'année suivante. L'élection, qui a lieu au scrutin indirect par les soixante dix membres de Assemblée, n'est pas de nature démocratique. Le président du conseil en exercice et chef d'État par intérim Maurice Yaméogo se présente sans opposition, les candidatures d'opposants ayant été empêchées, et est élu avec 100 % des voix[1],[2].

Chef du gouvernement de la jeune république de Haute-Volta à la suite du décès de Daniel Ouezzin Coulibaly en , Maurice Yaméogo parvient à rassembler une majorité au sein de l'assemblée territoriale et à se faire voter des pouvoirs étendus le , dont celui de dissoudre l'assemblée[3]. Fort de ces nouvelles prérogatives, il fait préparer une nouvelle constitution, et rassemble en février quarante des soixante dix membres de l'assemblée territoriale pour la faire ratifier, menaçant de dissoudre l'assemblée et de convoquer de nouvelles élections[4]. Les députés votent ainsi le projet le , de peur de ne pas être réélu. Le jour même, une fois la nouvelle constitution ratifiée, Yaméogo dissout l'assemblée territoriale[4]. Un référendum est organisé le 15 mars 1959, et la constitution est approuvée par une large majorité des votants.