Élection présidentielle zimbabwéenne de 2008

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Élection présidentielle zimbabwéenne de 2008
et Voir et modifier les données sur Wikidata
Corps électoral et résultats
Inscrits 5,9 MVoir et modifier les données sur Wikidata
Robert Mugabe ZANU-PF
Voix au 1er tour 1 079 730
43,2%
Voix au 2e tour 2 150 269
90,2%
Morgan Tsvangirai MDC
Voix au 1er tour 1 195 562
47,9%
Voix au 2e tour 233 000
9,8%
Président
Sortant Élu
Robert Mugabe
ZANU-PF
Robert Mugabe
ZANU-PF

Le premier tour de l’élection présidentielle zimbabwéenne de 2008 eut lieu le 29 mars, conjointement avec des élections législatives. Il y eut quatre candidats[1]:

Le second tour eut lieu le . Il devait opposer Mugabe à Tsvangirai, mais, à la suite du retrait de ce dernier, Mugabe fut le seul candidat. L'élection se déroula dans un contexte de violences, de meurtres et d'intimidations de la part des partisans de Mugabe, dénoncés par les médias internationaux, les gouvernements étrangers et les Nations unies[2]. Robert Mugabe fut officiellement réélu pour un sixième mandat avec 90,2 % des suffrages exprimés.

Controverse

Les résultats de l'élection ne furent annoncés que le , plus d'un mois après l'élection. Le MDC avait saisi les tribunaux pour demander que les résultats soient publiés, tandis que le ZANU-PF, lui, souhaitait que les bulletins soient recomptés[3]. Tsvangirai affirma avoir remporté l'élection, et le MDC dit craindre que la commission électorale, dont la direction fut nommée par Mugabe, ne soit en train de manipuler les résultats[4]. Le 7 avril, Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations unies, demande aux autorités zimbabwéennes de publier les résultats de l'élection[5].

Le 11 avril, le MDC appelle à la grève générale pour exiger que les résultats soient révélés[6]. Les autorités répondent avec un important dispositif de surveillance policière, et l'appel à la grève, qui n'est pas relayé par les médias, est peu suivi[7].

Le 12 avril, les dirigeants des pays d'Afrique australe constatent une crise politique au Zimbabwe, à la suite de l'absence de publication des résultats, et se réunissent à Lusaka pour tenter de résoudre la situation. Mugabe ne participe pas à ce sommet régional, mais envoie quatre ministres pour le représenter. Tsvangirai, lui, est présent. Parallèlement, la même journée, le président sud-africain Thabo Mbeki rencontre Robert Mugabe à Harare[8].

Le 13 avril, la Commission électorale zimbabwéenne annonce qu'il y aura un recompte des voix dans 23 circonscriptions, dont 22 à la demande du ZANU-PF et une à la demande du MDC. Un porte-parole du MDC a déclaré que son parti ne reconnaîtrait pas les résultats issus du recompte : « Pour nous, cela reviendrait à accepter des résultats truqués. Ils détiennent les urnes depuis deux semaines, et ils ont dû les bourrer de voix en leur faveur. »[9].

Résultats

Les résultats furent enfin publiés le 2 mai. D'après ces résultats officiels, Tsvangirai a obtenu près de 48 % des suffrages, devançant Mugabe avec 43 %, mais un second tour est nécessaire pour les départager. Le MDC maintient que Tsvangirai a obtenu 50,3 % des voix, que les résultats ont donc été truqués, et que les partisans de Mugabe ont commis de nombreux actes de violences destinés à intimider les électeurs du MDC[10].

Candidats Nombres de voix % des voix
Morgan Tsvangarai 1,195,562 47,9 %
Robert Mugabe 1,079,730 43,2 %
Simba Makoni 207,470 8,3 %
Langton Towungana 14,503 0,6 %

Second tour

Liens externes

Notes et références

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