Élections législatives koweïtiennes de 2022
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| Élections législatives koweïtiennes de 2022 | ||||||||||||||
| 50 des 65 sièges de l'Assemblée nationale | ||||||||||||||
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| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 795 911 | |||||||||||||
| Votants | 503 811 | |||||||||||||
| 63,30 % | ||||||||||||||
| Premier ministre | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Ahmad Nawaf al-Ahmad al-Sabah Indépendant |
Ahmad Nawaf al-Ahmad al-Sabah Indépendant | |||||||||||||
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Les élections législatives koweïtiennes de 2022 ont lieu le afin de renouveler une partie des membres de l’Assemblée nationale du Koweït.
Le scrutin intervient de manière anticipée deux ans avant la date prévue, l'émir Nawaf al-Ahmad al-Jaber al-Sabah ayant dissous l'assemblée courant juin 2022.
Le scrutin aboutit à une large victoire de l'opposition, qui se retrouve en position de force vis-à-vis de l'émir pour demander la nomination d'un gouvernement ayant l'appui de l'assemblée.

Les élections législatives de décembre 2020 conduisent à une forte progression de l'opposition qui remporte 24 sièges sur les 50 directement élus. Le gouvernement est reconduit en décembre 2021 après un important remaniement[1].
Dotés des plus importants pouvoirs parmi les parlements des monarchies du Golfe, les députés koweïtiens poursuivent une tradition de contrôle des actions du gouvernement en termes de dépenses des fonds publics. L'assemblée met ainsi en cause plusieurs ministres membres de la famille royale accusés de mauvaise gestion ou de corruption, dont le Premier ministre Sabah Al-Khalid Al-Sabah. Peu avant qu'il ne soit questionné par l'assemblée, celui présente la démission de son gouvernement en avril 2022. Après plusieurs mois de crise politique qui gèle les importantes réformes fiscales alors en projet, l'émir Nawaf al-Ahmad al-Jaber al-Sabah annonce le 22 juin sa décision de dissoudre l'Assemblée nationale[2],[3]. La décision est accueillie favorablement par l'opposition, jugée en position de l'emporter dans les urnes[4],[5]. Ahmad Nawaf Al-Ahmad Al-Sabah devient Premier ministre le 24 juillet. Un mois plus tard, le 22 août, l'émir fixe la tenue des élections au 29 septembre suivant[6]. Sa promesse d'une absence d’ingérence des autorités dans le déroulement des élections amène plusieurs partis d'opposition à mettre fin à leurs appels au boycott[7].