Élections législatives malaisiennes de 2018

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Inscrits14 940 624
Votants12 299 514
Blancs et nuls217 083
Élections législatives malaisiennes de 2018
222 députés du Dewan Rakyat
Majorité absolue : 112 députés
Corps électoral et résultats
Inscrits 14 940 624
Votants 12 299 514
82,32% en augmentation 1,7
Blancs et nuls 217 083
Pakatan Harapan  Mahathir Mohamad
Voix 5 518 638
45,67%
en augmentation 8,6
Sièges obtenus 113 en augmentation 46
Barisan Nasional  Najib Razak
Voix 4 080 797
33,77%
en diminution 13,6
Sièges obtenus 79 en diminution 54
Gagasan Sejahtera  Hadi Awang
Voix 2 041 186
16,89%
en augmentation 2,1
Sièges obtenus 18 en diminution 3
Parti arrivé en tête par province.
Carte
Composition du Parlement élu.
Diagramme
Premier ministre de Malaisie
Sortant Élu
Najib Razak
BN
Mahathir Mohamad
PH
Logo des élections.

Les élections législatives malaisiennes de 2018 se déroulent le en Malaisie afin de renouveler les 222 membres de la chambre des représentants de Malaisie. Les élections pour les parlements de douze des treize États de Malaisie se déroulent le même jour.

Les élections constituent une victoire historique du principal parti d’opposition, le Pakatan Harapan (Alliance de l'espoir, PH), de l'ancien Premier ministre Mahathir Mohamad, mettant fin à 61 ans de pouvoir du Barisan Nasional (Front national, BN) qui dirigeait le pays depuis l’indépendance en 1957. Avec 122 sièges sur 222, l'opposition obtient la majorité absolue. Le nouveau Premier ministre Mahathir Mohamad devient à 92 ans le plus vieux dirigeant du monde. C'est la première alternance politique de l'histoire du pays[1].

La chambre des représentants est la chambre basse du parlement bicaméral malais. Elle est composée de 222 députés élus au scrutin majoritaire uninominal à un tour dans autant de circonscriptions uninominales[2].

La date du scrutin, finalement fixée pour le , devait se dérouler entre et [3].

Le droit de vote s'acquiert à 21 ans.

Irrégularités

En vue du scrutin, le gouvernement sortant décide d'un redécoupage électoral, censé favoriser ses fiefs[3]. Par ailleurs, une loi sévère sur les fake news est également votée[3]. Enfin, le risque de l'usage d'électeurs fantômes est également évoqué[3].

Le scrutin, organisé un mercredi et non pas un week-end comme habituellement[4], se distingue par d'autres irrégularités, comme des difficultés pour la diaspora de voter[4], ou encore l'interdiction aux citoyens de voter en short, ce qui n'est pourtant pas contraire à la loi[4].

Résultats

Résultats des élections législatives malaisiennes de 2018[5]
Partis Voix % +/- Sièges +/-
Pakatan Harapan (PH) 5 518 638 45,67 en augmentation 8,57 113 en augmentation 45
Barisan Nasional (BN) 4 080 797 33,77 en diminution 13,61 79 en diminution 54
Gagasan Sejahtera (GS) 2 041 186 16,89 en augmentation 2,11 18 en diminution 3
Parti de l'héritage de Sabah (WARISAN) 280 520 2,32 en augmentation 2,32 8 en augmentation 8
Alliance unie de Sabah (USA) 67 175 0,56 en augmentation 0,56 1 en augmentation 1
Autres partis 22 962 0,19 0 en diminution 1
Listes indépendantes 71 153 0,59 en diminution 0,20 3 en augmentation 3
Votes valides 12 082 431 98,24
Votes blancs et nuls 217 083 1,76
Total 12 299 514 100 222 en stagnation
Abstention 2 641 110 17,68
Inscrits/Participation 14 940 624 82,32

Conséquences

Malgré le redécoupage des circonscriptions électorales à son profit, le Barisan Nasional (Front national : droite conservatrice, libérale en économie), au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1957, est battu, affaibli par des affaires de corruption[6]. Le Pakatan Harapan (Alliance de l'espoir : coalition de partis principalement de centre gauche, progressistes et sociaux-libéraux) remporte de peu la majorité absolue des sièges. Mahathir Mohamad (Parti unifié indigène de Malaisie : centre droit, membre de l'Alliance de l'espoir), ancien Premier ministre de 1981 à 2003 mais devenu l'un des principaux opposants au gouvernement de Najib Razak, devient Premier ministre, à l'âge de 92 ans. Il avait promis de céder à terme le pouvoir à Anwar Ibrahim, chef de longue date de l'opposition mais en prison à la suite d'une condamnation, contestée, pour sodomie. Dès le , Mahathir annonce que le roi Muhammad Faris Petra a donné son accord pour pardonner et libérer Anwar Ibrahim ; il réitère à cette occasion qu'il lui cédera le pouvoir dans deux ans[7]. Sa libération intervient le suivant[8].

Le , Najib est interdit de sortie du territoire[9], alors qu'il s'apprêtait à se rendre en Indonésie pour une « pause »[10]. Durant la campagne, Mahathir Mohamad a déclaré vouloir le poursuivre, éventuellement « par Interpol s'il s'enfuyait »[11].

Analyses

Notes et références

Voir aussi

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