Élections législatives mauriciennes de 2024
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| Élections législatives mauriciennes de 2024 | ||||||||||||||
| 66 sièges de l'Assemblée nationale | ||||||||||||||
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| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 1 002 857 | |||||||||||||
| Votants | 795 158 | |||||||||||||
| 79,29 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 787 971 | |||||||||||||
| Blancs et nuls | 7 187 | |||||||||||||
| Alliance du changement – Navin Ramgoolam | ||||||||||||||
| Voix | 1 438 333 | |||||||||||||
| 61,38 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 60 | |||||||||||||
| Alliance lepep – Pravind Jugnauth | ||||||||||||||
Liste
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| Voix | 639 372 | |||||||||||||
| 27,29 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 2 | |||||||||||||
| Premier ministre | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Pravind Jugnauth MSM |
Navin Ramgoolam PTr | |||||||||||||
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Les élections législatives mauriciennes de 2024 ont lieu le afin de renouveler les députés de l'Assemblée nationale de Maurice au terme de son mandat.
Élections de 2019

Malgré un recul de plusieurs sièges lors des élections législatives mauriciennes de 2019, l'Alliance morisien du Premier ministre Pravind Jugnauth parvient à conserver la majorité absolue, obtenue lors des élections législatives mauriciennes de 2014, avec 38 sièges sur les 62 pourvus au scrutin direct. Cette victoire lui permet non seulement de se maintenir au gouvernement mais également d'acquérir la légitimité populaire qui lui faisait jusqu'à présent défaut, ayant succédé à son père Anerood Jugnauth en 2017[1].
Le Premier ministre sortant annonce ainsi avoir « reçu un mandat clair et net » devant une foule de ses partisans en liesse au lendemain du scrutin[2],[1].
Actualité récente
En septembre 2024, le Premier ministre Pravind Jugnauth annonce avoir signé un accord avec le Royaume-Uni reconnaissant la souveraineté mauricienne sur l'archipel des Chagos[3].
Quelques semaines plus tard, un scandale d'écoutes touche le parti au pouvoir. Le gouvernement envisage un temps de bloquer internet jusqu'au lendemain du scrutin, mais y renonce le 2 novembre[4] après un rejet de la mesure par l'opposition[5].
Système électoral
Le parlement unicaméral de Maurice, l'Assemblée nationale est doté d'un maximum de 70 sièges renouvelés tous les cinq ans, dont 62 au suffrage universel direct. 62 sièges sont ainsi à pourvoir au scrutin majoritaire plurinominal dans 20 circonscriptions électorales de trois sièges, auquel s'ajoutent une circonscription binominale correspondant à l'île Rodrigues[6]. Les électeurs disposent d'autant de voix que de sièges à pourvoir dans leurs circonscription, et les répartissent à raison d'une seule voix par candidat, ceux arrivés en tête étant déclarés élus. Les électeurs votant le plus souvent pour les candidats proposés par un même parti, le résultat est à forte tendance majoritaire, s'apparentant à un vote au scrutin uninominal majoritaire à un tour[6].
À ce total s'ajoutent enfin jusqu'à huit députés nommés par la commission électorale. Celle-ci les choisit à partir des candidats dits « meilleurs perdants » ayant obtenu les meilleurs résultats parmi ceux n'ayant pas réussi à se faire élire, et ce dans l'objectif de corriger un éventuel manque de représentativité des différents groupes ethniques du pays[6].
Campagne
La campagne a pour thématiques la question du pouvoir d'achat, défendu par la coalition d'opposition, ce qui pousse le gouvernement sortant à proposer d'offrir un quatorzième mois aux salariés. La campagne se caractérise par la violence verbale entre les deux principaux candidats[7].