Élections législatives néo-zélandaises de 2017

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Inscrits3 298 009
Votants2 630 173
Blancs et nuls38 277
Élections législatives néo-zélandaises de 2017
120 sièges de la Chambre des représentants
(Majorité absolue : 61 sièges)
Corps électoral et résultats
Inscrits 3 298 009
Votants 2 630 173
79,75% en augmentation 1,8
Blancs et nuls 38 277
Parti national  Bill English
Voix 1 152 075
44,45%
en diminution 2,6
Sièges obtenus 56 en diminution 3
Parti travailliste  Jacinda Ardern
Voix 956 184
36,89%
en augmentation 11,8
Sièges obtenus 46 en augmentation 14
Nouvelle-Zélande d'abord  Winston Peters
Voix 186 706
7,20%
en diminution 1,5
Sièges obtenus 9 en diminution 3
Parti vert  James Shaw
Voix 162 443
6,27%
en diminution 4,4
Sièges obtenus 8 en diminution 6
Carte
Circonscriptions remportées par chaque parti : en bleu pour le Parti national, en rouge pour le Parti travailliste, et en jaune pour le parti ACT. À droite, les résultats pour les circonscriptions maories, toutes remportées par les travaillistes. Cliquez sur la carte pour l'agrandir.
Composition de l'Assemblée
Diagramme
Premier ministre
Sortant Élue
Bill English
Parti national
Jacinda Ardern
Parti travailliste
Résultats officielsVoir et modifier les données sur Wikidata

Des élections législatives ont lieu en Nouvelle-Zélande le [1]. Il s'agit d'élire l'ensemble des cent-vingt députés (ou plus) de la cinquante-deuxième législature de la Chambre des représentants, assemblée législative monocamérale.

Ces élections aboutissent à un parlement sans majorité, et à la formation d'un gouvernement de coalition composé du Parti travailliste, de Nouvelle-Zélande d'abord et du Parti vert. La travailliste Jacinda Ardern devient Première ministre.

La Nouvelle-Zélande est une démocratie multipartite et une monarchie parlementaire. C'est un royaume du Commonwealth : un État indépendant reconnaissant symboliquement la reine Élisabeth II comme chef de l'État. Le Parlement est élu au suffrage universel. À la suite de l'élection, les nouveaux députés renouvellent leur confiance dans le Premier ministre sortant, ou bien choisissent un nouveau Premier ministre, en accord avec le système de Westminster.

Les élections ont lieu tous les trois ans. Chaque électeur dispose de deux voix : une pour élire un député pour sa circonscription, et une pour un parti politique. Soixante-dix députés sont ainsi élus dans des circonscriptions à siège unique au scrutin uninominal à un tour ; les cinquante autres sont élus à la proportionnelle, à partir de listes de candidats soumises par les partis, afin de rééquilibrer les résultats des circonscriptions avec le rapport de forces sur le plan national pour tous les partis dépassant le seuil électoral de 5 % des voix. Si un parti remporte un nombre de circonscriptions inférieur à la proportion de voix qu'il a obtenue au niveau national, des candidats de la liste de ce parti sont élus députés, pour que la proportion de députés de ce parti corresponde à la proportion de voix[2]. Le ratio 70/50 peut être amené à différer de quelques sièges, la part des circonscriptions variant en fonction du dernier recensement officiel. Il est ainsi de 71/49 depuis les élections de 2014.

En raison de ce système, il est possible qu'un parti remporte un nombre de circonscriptions supérieur à la proportion de voix qu'il obtient par les scrutins de liste. Dans un tel cas, le nombre de sièges obtenus par ce parti dépasse le nombre de sièges qui lui serait normalement alloué à la proportionnelle. Ce cas de figure engendre la création de « sièges excédentaires » (overhang seats), portant le nombre de sièges au Parlement au-delà de cent-vingt. Ainsi, parce que le parti Avenir uni en 2014 a remporté une circonscription mais n'a obtenu que 0,2 % des voix, le Parlement issu des élections de 2014 compte 121 députés[3].

Le pays est divisé en soixante-trois circonscriptions uninominale dites « circonscriptions générales » (general electorates), auxquelles sont superposées sept circonscriptions uninominales dites « circonscriptions maori » (Maori electorates)[4]. Chaque citoyen choisit s'il souhaite être inscrit sur les listes électorales générales ou maori. Les sièges maori existent depuis 1867, afin de garantir que les Maori soient représentés au Parlement. Les citoyens maori peuvent néanmoins choisir de s'inscrire sur les listes générales[5].

Contexte, partis et candidats

Majorité sortante

Lors des élections de 2014, le Parti national remporte une majorité relative des sièges, et gouverne avec l'appui de trois autres partis. Ceux-ci s'engagent à voter systématiquement la confiance au gouvernement, et à approuver le budget, mais conservent leur autonomie pour tous les autres votes au Parlement. Peter Dunne (seul député du parti Avenir uni) est ministre de l'Intérieur[6].

Le Parti national (59 députés), est dirigé par le Premier ministre John Key jusqu'en , lorsqu'il démissionne pour se consacrer davantage à sa famille. Son vice-Premier ministre Bill English lui succède alors. C'est un parti libéral-conservateur, au pouvoir depuis 2008. Il prône un rôle restreint pour l'État, une politique libérale en matière d'économie, la notion de responsabilité individuelle, et un développement durable respectueux de l'environnement[6].

Le Parti māori (deux députés) vise à représenter les intérêts particuliers de la population autochtone. Le député Te Ururoa Flavell est ministre du Développement maori. Le parti ACT (« Association des consommateurs et des contribuables », un député) est un parti de la droite néo-libérale, qui prône un « marché libre et ouvert », la responsabilité de chaque individu, et un rôle minime pour l'État sauf en matière de sécurité intérieure et de défense nationale. Le parti Avenir uni (un député) se présente comme centriste, prônant une société axée sur la famille et les communautés locales, ainsi que sur une économie de marché. Tous ces partis s'accordent sur la nécessité de la protection de l'environnement[6].

Le , Peter Dunne, fondateur et unique député du parti Avenir uni, annonce qu'il ne se représente pas. Après avoir siégé trente-trois ans au Parlement, il explique que les sondages dans sa circonscription le donnent perdant, et qu'il reconnaît une soif de renouveau chez les électeurs[7].

Opposition sortante

Jacinda Ardern, cheffe de l'opposition travailliste, en campagne pour ces élections.

L'opposition parlementaire sortante n'est pas unifiée. Elle comprend trois partis politiques.

Le Parti travailliste (32 députés) est le principal parti d'opposition ; sa dirigeante, Jacinda Ardern, est la chef de l'opposition officielle. C'est un parti de centre gauche, défendant les principes du socialisme démocratique. Il promeut l'égalité des chances, le droit au travail, une plus juste répartition des richesses, la justice sociale, et une gestion durable des ressources du pays, respectueuse des intérêts des générations futures[6]. Jacinda Ardern ne devient cheffe du parti que le , quelques semaines avant les élections, son prédécesseur Andrew Little ayant démissionné en raison des mauvais sondages[8].

Le Parti vert (14 députés) est un parti écologiste et de gauche. Outre une économie soutenable et respectueuse de l'environnement, il prône « la participation de tous à la société, la justice et une bonne qualité de vie », qui doivent primer « l'enrichissement matériel individuel ». Troisième plus grand parti au Parlement, il est, de par ses statuts, co-dirigé par une femme (poste vacant) et un homme (James Shaw)[6]. Metiria Turei, co-cheffe du parti, est contrainte de démissionner de la co-direction du parti le , quelques semaines avant l'élection, ayant admis qu'elle avait commis une fraude aux allocations sociales dans les années 1990[9].

Le parti Nouvelle-Zélande d'abord (12 députés), dirigé par Winston Peters, est un parti centriste populiste, qui prône principalement une réduction de l'immigration et la défense des intérêts des retraités et des personnes âgées[10].

Sondages

Résultats

Notes et références

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