Élections législatives équatoriennes de 2025
From Wikipedia, the free encyclopedia
| ||||||||||||||
| Élections législatives équatoriennes de 2025 | ||||||||||||||
| 151 sièges à l'Assemblée nationale (majorité absolue : 76 sièges) | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 13 450 047 | |||||||||||||
| Votants | 11 264 019 | |||||||||||||
| 82,03 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 9 110 884 | |||||||||||||
| Votes blancs | 1 109 547 | |||||||||||||
| Votes nuls | 1 040 695 | |||||||||||||
| Action démocratique nationale – Daniel Noboa | ||||||||||||||
| Voix | 3 948 532 | |||||||||||||
| 43,34 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 66 | |||||||||||||
| Mouvement de la révolution citoyenne – Luisa González | ||||||||||||||
Liste
Mouvement de la Révolution citoyenne
Mouvement RETO | ||||||||||||||
| Voix | 3 764 230 | |||||||||||||
| 41,32 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 67 | |||||||||||||
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | ||||||||||||||
Les élections législatives équatoriennes de 2025 ont lieu le afin de renouveler les 151 membres de l'Assemblée nationale de l'Équateur. Le premier tour d'une élection présidentielle est organisé simultanément.
Élections de 2023
Les élections législatives équatoriennes de 2023 voient arriver largement en tête le Mouvement de la révolution citoyenne (RC), suivi du Mouvement construire (MC25), d'Action démocratique nationale (ADN) et du Parti social-chrétien (PSC). Si la candidate du RC, Luisa González arrive elle aussi en tête du premier tour de l'élection présidentielle, celle ci affronte le dirigeant d'ADN, Daniel Noboa, le candidat du MC25, Christian Zurita, étant arrivé troisième. Aucun candidat ne dispose ainsi de la majorité absolue par sa seule formation politique[1].
La tenue du scrutin à l'étranger est l'objet de sévères problèmes d'organisation et de dépouillement empêchant la participation d'une grande partie des inscrits, ce qui conduit à une vive remise en cause des résultats des trois circonscriptions concernées. Confronté aux critiques et à des manifestations dans plusieurs villes à travers le monde ainsi que devant le siège du Conseil électoral national (CNE) à Quito, celui-ci se défend en affirmant avoir été victime de cyberattaques, contre lesquelles il promet de mettre en œuvre de nouvelles mesures de sécurité[2],[3]. En conséquence, le CNE finit par décider le l'annulation des résultats des circonscriptions de la diaspora, et la répétition du vote le , en même temps que le second tour de l'élection présidentielle. Cette décision est critiquée par plusieurs partis dont le MC25, pour qui elle favorise les partis des deux candidats qualifiés pour le second tour[3].
Vague de violence
Fin 2023, pour réduire le problème de violence et de surpopulation dans le système pénitentiaire équatorien, le gouvernement propose la construction d'au moins six prisons de sécurité, l'expulsion de 1 500 prisonniers étrangers, et la location de trois navires qui pourront servir de prisons en mer, dans le but de séparer les détenus les plus dangereux pendant la construction de nouveaux établissements[4].
En janvier 2024, l'Équateur est secoué par une vague de violence liée à l'action de groupes de narcotrafiquants. Daniel Noboa déclare le pays en état de « conflit armé interne »[5]. Les autorités identifient 22 gangs comme « terroristes » afin de les traiter comme des « objectifs militaires », une décision ensuite validée à l'unanimité par le Parlement. L'opposition de gauche apporte son soutien au gouvernement : « L’heure est aujourd’hui à l’unité nationale. Le crime organisé a déclaré la guerre à l’État, et l’État doit l’emporter »[6]. Certains analystes reprochent au président Noboa d'apporter une réponse exclusivement sécuritaire à la criminalité, sans faire d'annonces sur d’éventuelles réformes de la police et de la justice, réputées très corrompues, ou de politique sociale pour lutter contre les causes profondes de la violence[6].
Le conflit amène Daniel Noboa à soumettre plusieurs projets à référendum le . Neuf des onze projets, principalement d'ordre sécuritaire, sont approuvés par les électeurs, dont notamment l'implication des forces armées dans des missions de sécurité intérieure, ainsi que l'extradition des criminels vers d'autres pays. Le succès du référendum est perçu comme un atout pour Daniel Noboa en vue de l'élection présidentielle de 2025[7],[8].
