Élections sénatoriales bhoutanaises de 2018
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| Élections sénatoriales bhoutanaises de 2018 | ||||||||||||||
| 20 sièges au Conseil national | ||||||||||||||
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| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 432 030 | |||||||||||||
| Votants | 234 535 | |||||||||||||
| 54,29 % | ||||||||||||||
| Composition de l'assemblée élue | ||||||||||||||
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Des élections sénatoriales ont lieu le afin de choisir pour cinq ans les membres du Conseil national du Bhoutan. L'ensemble des candidats se présentent en indépendants, comme exigé par la constitution. Sur les douze conseillers sortants se représentant dans leurs circonscriptions, cinq sont réélus, avec une participation globale en hausse de près de 10 %[1].
Au cours de la dernière législature, les « sages » du Conseil national surprennent en assumant progressivement le rôle de contre-pouvoir au gouvernement du Parti démocratique populaire, qui détient la majorité absolue à l'Assemblée nationale, à l'issue des élections législatives bhoutanaises de 2013 et en l'absence d'une véritable opposition. La chambre haute se pose ainsi en garde-fou à plusieurs projets de lois de la majorité à l'assemblée, dont le renouvellement est prévu pour novembre 2018[2].
Mode de scrutin

Le Conseil national (Gyelyong Tshogde) est la chambre haute du Parlement du Bhoutan. Il est composé de vingt cinq sièges pourvus pour cinq ans dont vingt au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans 20 circonscriptions correspondant aux Dzongkhags, les districts territoriaux du pays. Le roi du Bhoutan nomme les cinq autres membres pour la même durée. Il est interdit aux candidats d'être membre d'un parti politique. Ils doivent également avoir moins de 65 ans et être titulaires d'un diplôme d'études avancées d'un établissement universitaire ou autre reconnu[3]. Il est fait recours à des machines à voter dans l'ensemble du pays, ce qui rend inexistants les votes blancs ou invalides.
Campagne
Cent vingt sept candidats, en majorité issus des classes intellectuelles, se présentent face aux électeurs pour une charge qui demeure très respectée parmi la population. Le nombre de candidatures est presque multiplié par deux, soixante sept candidats s'étant présentés en 2013. La campagne se focalise en partie sur l’enseignement professionnel, dans un pays où l'éducation universelle gratuite est encore toute récente et où le chômage de 2,5 % à l'échelle nationale s'élève à 9 % chez les moins de 24 ans par manque de débouchés pour les diplômés du supérieur, la société bhoutanaise restant encore très rurale[2].
Le principal sujet de campagne se porte cependant sur les questions économiques, avec en particulier la construction de nouveaux barrages hydroélectriques pour accompagner le développement du pays. Déjà l'un des principaux sujets lors des précédentes élections, le fort taux d'endettement, notamment auprès du voisin indien très impliqué dans ce secteur en tant que bailleur de fonds, et les retards de construction de plusieurs chantiers se placent au cœur de la campagne[2].
Selon Françoise Pommaret, directeur de recherche du CNRS et professeur associée à l'université royale du Bhoutan, dix ans après la mise en place d'une monarchie constitutionnelle dans le pays, « le scrutin est très ouvert cette année et la vitalité démocratique est réelle »[2].