Électricité en Afrique du Sud

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Électricité en Afrique du Sud
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L'électricité en Afrique du Sud constitue un secteur stratégique de l'économie nationale, dominé historiquement par la production au charbon. Le pays fait face depuis plusieurs décennies à une crise énergétique chronique caractérisée par des coupures de courant planifiées appelées "load shedding".

L'Afrique du Sud possède l'un des systèmes électriques les plus développés du continent africain. En 2024, la demande d'électricité d'Eskom a diminué en moyenne de 3% cette année en raison de l'augmentation de la capacité de production du secteur privé[1].

La consommation électrique par habitant a connu une baisse significative, passant d'un pic de 4 500 kWh en 2007 à 3 200 kWh en 2023[2], soit environ 9 fois la valeur des autres pays d'Afrique australe.

Mix énergétique

Domination du charbon

Le charbon constitue le pilier du système énergétique sud-africain, couvrant environ 70% de la demande d'énergie primaire[3]. Cette dépendance importante au charbon fait de l'Afrique du Sud l'un des plus gros émetteurs de CO2 par habitant au monde.

Transition énergétique

Le gouvernement sud-africain s'est engagé dans une diversification progressive de son mix électrique. Dans le cadre de son processus d'appel d'offres, le gouvernement sud-africain prévoit d'acquérir 3 750 MW d'énergie renouvelable : 1 850 MW d'éolien terrestre, 1 450 MW de solaire photovoltaïque, 200 MW de solaire thermodynamique, 75 MW de petite hydraulique, 25 MW de gaz de décharge, 12,5 MW de biogaz, 12,5 MW de biomasse et 100 MW de petits projets[4].

La contribution des technologies d'énergie renouvelable (éolien, solaire photovoltaïque et solaire thermodynamique) a augmenté en 2022 pour atteindre une capacité installée totale de 6,2 GW et a fourni 7,3% de la production totale[5].

Crise énergétique et "load shedding"

Historique de la crise

La crise énergétique sud-africaine trouve ses racines dans un manque d'investissement dans de nouvelles capacités de production électrique. Dans un rapport de décembre 1998, les analystes et dirigeants d'Eskom et du gouvernement sud-africain avaient prédit qu'Eskom manquerait de réserves d'énergie électrique d'ici 2007 à moins que des mesures ne soient prises pour l'empêcher.

Amélioration récente

L'année 2024 a marqué un tournant dans la gestion de la crise énergétique. Le facteur de disponibilité énergétique (EAF) annuel moyen d'Eskom a progressivement augmenté à 60%, comparé à une moyenne de 55% en 2023, grâce à une amélioration du taux de pannes non planifiées et à une maintenance planifiée relativement plus élevée entreprise en 2024[1].

Par conséquent, une combinaison d'une demande d'électricité plus faible et d'une augmentation progressive de l'EAF d'Eskom a permis de réduire l'utilisation des générateurs diesel à une moyenne de 6% en 2024, comparé à 12% en 2023, et d'éliminer les coupures de courant à partir d'avril 2024[1].

Les coupures de courant restent suspendues depuis 240 jours consécutifs depuis le 26 mars 2024, contribuant à la croissance économique et à la sécurité énergétique[6].

Structure institutionnelle

Eskom

Eskom est l'entreprise publique sud-africaine responsable de la production, du transport et de la distribution d'électricité. Elle demeure le principal producteur d'électricité du pays, bien que sa part diminue avec l'arrivée de producteurs privés.

Tarification

Le tarif moyen national de l'électricité a augmenté en moyenne de 10% par an de 2014 à 2024, comparé à un taux d'inflation moyen de 5,2% sur la même période[1].

Défis et perspectives

Notes et références

Voir aussi

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