Environ 800 millions de poulets sont abattus chaque année en France. Ce chiffre est en augmentation du fait de la hausse de la consommation de viande de volaille (+ 6,7% en 2018 par rapport à 2017)[5].
La France exploite le premier cheptel bovin de l'Union européenne avec 19,4 millions de bovins en 2008. Le nombre total de bovins était en 2014 à peu près le même qu'en 2000[6].
Près de deux millions de veaux sont abattus chaque année en France, dont la plus grande partie provient du cheptel de vaches laitières[7]. La France a exporté en 2018 plus de 247 000 veaux nourrissons, principalement à destination de l’Espagne où ils sont engraissés.
Selon la Fédération des éleveurs bovins, la France a perdu 837 000 vaches dont 494 000 vaches allaitantes entre 2016 et 2023. Le cheptel en France, qui reste le premier producteur européen de viande bovine, se contracte de -11 % en six ans en raison de départs à la retraite non remplacés, d'arrêts d'activité et d'aléas climatiques. Cette baisse du nombre de vaches élevées en France se traduit par un manque de viande de bœuf française et une hausse des importations. La consommation étant stable, les industriels importent de la viande, notamment depuis la Pologne[8].
Avec une production de plus de 54 000 tonnes de viande de lapin en 2015 la France se place en seconde place de la production européenne. En 2016 les français consomment plus de 750g en moyenne[9].
Le poids économique de la filière cunicole Le secteur représente environ 8 000 emplois directs et indirects pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 600 millions d’euros. Seul 1/3 des exploitations sont spécialisées, les autres sont des activités complémentaires à d'autres (par exemple production végétale)[10].
En France, plus de 40 millions de lapins vivent en cage, soit 99 % d'entre eux. Les élevages comptent en moyenne plus de 6 000 animaux[11].
La France métropolitaine compte au total 22 300 exploitations élevant des porcs en 2010
contre 59 500 en 2000. Mais la production est principalement réalisée par 11 500 élevages
détenant plus de 100 porcs ou 20 truies. Leur taille moyenne est passée de 900 à 1 200
porcs en dix ans. Le modèle naisseur-engraisseur est largement dominant. En dix ans, la
France a perdu 7 % de ses effectifs porcins[12].
En 2019, on compte près de 1 million de truies reproductrices en France. Chacune d’elles donne naissance à 65 petits, castrés à vif quelques jours plus tard. Les plus résistants sont gavés, les autres, jetés à la poubelle. Environ 23 millions de porcs sont destinés à l’abattoir chaque année[13].
En France, la castration des porcs mâles est pratiquée sur environ 85% d'entre eux[14].