Élias Regnault
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Élias Georges Soulanges Oliva Regnault dit Élias Regnault (1801-1868) est un écrivain, historien, juriste et une personnalité politique française.
En 1830, Élias Regnault est avocat à la cour royale de Paris et se signale comme membre de la Société médicale d'émulation, auteur de petits traités entre autres sur le suicide, et au compétence des médecins dans les questions judiciaires relatives aux aliénations mentales[1].
Il fonde en 1833 une institution à son nom dans le but de favoriser « l'intégration des jeunes israélites », dont l'adresse est 156 rue de Paris, à Belleville ; plus tard, le siège déménage au 64 rue de Clichy[2].
Il publie en 1838 une Histoire criminelle du gouvernement anglais se vendant en fascicules. En octobre de la même année[3], il est impliqué dans l'affaire Louis Raban (1790-1845), un graveur républicain soupçonné d'un trafic de cartouches[4].
En 1841, il produit une étude remarquée sur Lamennais, au moment de son procès, et rédige plusieurs entrées pour l'encyclopédie Les Français peints par eux-mêmes.
En 1846, son Histoire de Napoléon illustrée par Raffet et De Rudder connaît un vif succès.
Au moment de la révolution de 1848, il devient chef de cabinet de Ledru-Rollin aux Affaires intérieures, puis en avril il est nommé par le Gouvernement provisoire directeur des théâtres et de la librairie par intérim[5]. En mai suivant, il est nommé secrétaire-général de la Police.
En 1849, il publie une Histoire des Antilles.
Sous le Second Empire, il collabore à La Presse, au Courrier du dimanche, à L'Avenir national et à L'Univers illustré pour la partie politique, affirmant son attachement aux valeurs démocratiques et au parti libéral ; en janvier 1868, il serait mort en partie démuni, au point que Jules Vallès lança une souscription[6].
Regnault traduisit des écrits de Sénèque, Jeremy Bentham, et Thomas Carlyle.
Il meurt le dans le 8e arrondissement de Paris[7].