Élisabeth Lutz
mathématicienne française
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Élisabeth Lutz est une mathématicienne française née le à Thann (Haut-Rhin) et morte le à La Tronche[1].
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Élisabeth Emma Lutz |
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Biographie
Elle a fait ses études secondaires à Colmar et ses études supérieures à Strasbourg. Elle a enseigné dans un collège à Poligny puis à Sarrebourg et Besançon.
Elle a soutenu sa thèse en 1951 sous la direction de Claude Chabauty et a été recrutée en 1953 à l'université de Grenoble comme maître de conférences, professeur sans chaire (1957), et professeur titulaire à titre personnel en 1960. E. Lutz a pris sa retraite en 1979 et s'est alors intéressée plus spécialement au patrimoine du Dauphiné.
Sa réputation internationale tient à son tout premier théorème (voir l'article théorème de Nagell-Lutz) obtenu dans son diplôme d'études supérieures soutenu en 1936 suivant un sujet donné par André Weil. Ce travail a été publié l'année suivante dans le journal de Crelle[2]. Le travail d'E. Lutz est évoqué par Weil dans un de ses articles[3],[4].
Sa thèse d'État[5], dirigée par C. Chabauty, concerne les approximations diophantiennes linéaires p-adiques : on se donne un système de p formes linéaires p-adiques avec n variables. Il s'agit de voir si des inégalités sur le maximum des valeurs absolues du système peuvent être vérifiées dans des boules définies à l'avance.
E. Lutz a été responsable de la licence de mathématiques[Où ?] de 1967 à sa retraite. À partir de 1960, E. Lutz a mis sur pied le système des échanges internationaux de la revue des Annales de l'Institut Fourier. Elle a rédigé une dizaine de séminaires en théorie des nombres et géométrie.