La princesse Élisabeth Orbeliani (en géorgien: ელისაბედ ორბელიანი; née en 1871 – décédée en 1942) est une poétesse, traductrice et philanthropegéorgienne qui œuvra pour l'amélioration du sort des femmes. Elle est la première femme à enseigner à l'Université d'État de Tbilissi, dont elle est considérée comme l'une des cofondatrices[1].
Élisabeth Orbeliani est autrefois la maîtresse du palais Orbeliani, qui abrite aujourd'hui la résidence du président de la Géorgie. Aujourd'hui encore, une salle du palais lui est dédiée[2] et sert à recevoir les dignitaires étrangers[3].
La poétesse et traductrice géorgienne Élisabeth Orbeliani avec son mari Makar Orbeliani.
Élisabeth naît dans la famille noble des Bagrationi le 25 novembre 1871 à Tiflis, dans l'actuelle Géorgie, alors partie intégrante de l'Empire russe[4]. Issue de la noblesse géorgienne, elle descend d'Héraclius II de Géorgie par son père Irakli Gruzinsky et de la famille de Chavchavadze par sa mère. Élisabeth épouse un aristocrate géorgien, Makar Ivanes dze Orbeliani (1873-1924)[5], fils aîné d'Ivane Jambakurian-Orbeliani, étant dès lors connue sous le nom de son mari.
En 1919-1920, Élisabeth Orbeliani est rédactrice en chef des journaux français et anglais de la République démocratique de Géorgie: «Géorgie Libre» et «République de Géorgie» (tous deux en français) et «Herald of Georgia» (en anglais). Elle compose une traduction française du poème médiéval géorgien Le Chevalier à la peau de panthère ainsi que des œuvres d'auteurs géorgiens classiques, tels qu'Alexandre Tchavtchavadze, Grigol Orbeliani, Nikoloz Baratachvili, Vaja-Pchavela, entre autres[5].
À partir de 1918, à l'invitation du Conseil des professeurs d'université géorgiens, Élisabeth Orbeliani enseigne le français et l'anglais à l'actuelle Université d'État de Tbilissi (UTT). La fondation de cette université par la Géorgie indépendante est un rêve de longue date des intellectuels géorgiens, jusqu'alors contrarié par les autorités impériales russes[6]. Élisabeth Orbeliani est la première femme à enseigner à l'UTT et est reconnue comme l'une des fondatrices de l'université, qui conserve un prix en son nom[1].
Élisabeth Orbeliani est décédée en 1942 avant d'être inhumée au cimetière de Vake à Tbilissi, en Géorgie[5].
↑ Giorgi Abdaladze, English: Georgian local journalists touring the Elizabeth Orbeliani Cabinet of the Orbeliani Palace., (lire en ligne)
↑ ორბელიანების სასახლე, Administration de la présidence de la Géorgie, article consulté le 24 décembre 2023. Citation: "ელისაბედ ორბელიანი, ორბელიანების სასახლის დიასახლისი, გახლდათ თბილისის სახელმწიფო უნივერსიტეტის დამაარსებელთაგანი, პირველი ლექტორი ქალი, ქალთა უფლებების გაუმჯობესებისათვის მებრძოლი, პოეტი, ქველმოქმედი და მეცენატი. პროტოკოლის მიხედვით, მცირე კაბინეტი განკუთვნილია უცხოური დელეგაციების საქმეთწარმოებისათვის".