Éléonore de Duve
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Écrivaine |
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Donato (2023) Sophia (2025) |
Éléonore de Duve, née en , est une avocate et romancière belge. Son premier roman, Donato, est récompensé de l'Espiègle de la première œuvre en littérature générale et du Prix Emma Martin décerné par l'Association des écrivains belges de langue française.
Jeunesse et carrière juridique
Née en Belgique en 1989, Éléonore de Duve vit et travaille à Bruxelles[1]. Après avoir suivi des études de droit, elle entame une carrière académique en tant qu’assistante de recherche aux universités de l’ULB, de l’UCLouvain et de Namur[2]. Aujourd’hui avocate au barreau de Bruxelles[3], elle exerce notamment dans le domaine de la cassation. Elle décrit son écriture juridique comme une activité « sèche » et contrainte par la structure, contrastant avec la liberté totale que lui offre la littérature[4]. Elle reçoit le Prix Archambeau 2024 qui récompense un jeune avocat inscrit à la liste des stagiaires ou au tableau de l'Ordre du barreau de Bruxelles depuis moins de 10 ans et qui se distingue pour ses travaux littéraires ou artistiques sans négliger sa profession[3].
Carrière littéraire
Son parcours littéraire débute par l'écriture de nouvelles qu'elle soumet pour avis à son libraire[3] avant de publier son premier roman Donato en 2023 chez Corti[5]. Ce premier roman retrace, par le biais de la narratrice Clio, la vie de Donato, un mineur italien originaire de Cisternino dans les Pouilles[6], venu travailler en Belgique après la guerre dans le cadre des accords bras contre charbon[7]. Bien que l'écrivaine ait des racines familiales liées à l'Italie par sa mère[8], elle s'inspire du grand-père de son mari pour forger son personnage principal[7]. Le récit explore le mutisme du grand-père, atteint de la maladie de Parkinson, et la tentative de sa petite-fille de reconstruire une mémoire lacunaire[4].
En 2024, elle obtient une bourse de la Fédération Wallonie-Bruxelles[1].
En 2025, elle publie son second roman Sophia chez le même éditeur. Ce texte est initialement une commande de Eva Anna Maréchal pour le numéro 6 de la revue Sabir[9]. Composé de quarante-sept tableaux, ce livre adopte une chronologie inversée, partant de la mort pour remonter vers la naissance[10]. Il met en scène une figure féminine dans un décor de guerre universel, inspiré par l'image d'une femme dansant avec un drapeau blanc au milieu du chaos[11].
Au mois de mars 2025, elle lit Lila, la tragédie dans le cadre du festival Passa Porta, texte écrit spécialement pour l'occasion[12]. Ce texte narratif explore la découverte du monde par une petite-fille[9].