Émeutes de Bombay

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Bien que de nombreuses émeutes aient eu lieu dans la ville de Bombay (Inde) depuis l'indépendance de l'Inde, les émeutes de Bombay font généralement référence aux émeutes qui y ont eu lieu en et , au cours desquelles 900 personnes ont trouvé la mort. Les attentats de Bombay eurent lieu quelques semaines plus tard, le , marquant un réveil des affrontements intercommunautaires en Inde.

Le , à Ayodhya, une foule de plusieurs dizaines de milliers de pèlerins hindous, encadrée par des mouvements nationalistes comme le RSS et le VHP, déborde les forces de sécurité et rase la mosquée construite au XVIe siècle par Bâbur. Selon eux, cette mosquée aurait été construite sur les ruines d'un temple hindou, qui aurait lui-même été édifié sur le lieu de la naissance du dieu Rāma. Après avoir détruit la mosquée, les nationalistes hindous y placent une structure destinée à devenir un temple hindou.

Le gouvernement de l'État d'Uttar Pradesh, dirigé par le BJP, soupçonné au mieux d'incompétence et au pire de complicité[1], est destitué par le gouvernement central.

Déroulement

Les émeutes éclatèrent après quelques semaines de vives tensions communautaires au sein de la ville, à la suite de la démolition de la mosquée d'Ayodhya. Les émeutes se sont schématiquement déroulées en deux phases : une phase de représailles mené par des Musulmans dans la semaine ayant suivi cette démolition, incluant des meurtres, et ce malgré l'appel au calme lancé par la Jamaat-e-Islami Hind, puis les représailles d'extrémistes hindous, surtout dans la période du 6 au .

Les troubles intercommunautaires s'étendent rapidement dans tout le pays. Des couvre-feu sont instaurés pendant plusieurs semaines dans des dizaines de villes. À Bombay, les émeutes entre habitants de quartiers communautaires, orchestrées par les partis nationalistes hindous ou des groupes criminels, sont particulièrement violentes, les tirs sans sommation de la police causent de nombreux décès.

En mars 1993, Bombay est secouée par plusieurs attentats terroristes, qui seront plus tard attribués au parrain musulman Dawood Ibrahim. Au total, ces évènements ont fait entre 900 et 2 000 victimes[2], majoritairement musulmanes.

Incendies criminels, meurtres et destruction de biens eurent lieu dans plusieurs types de zone de la ville : des bidonvilles aux barres résidentielles.

Conséquences démographiques et politiques

Références

Voir aussi

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