Émile Decroix
vétérinaire militaire et philanthrope français
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Émile Decroix, né à Savy-Berlette le [1] et mort à Paris le , est un vétérinaire militaire et philanthrope français[2].
| Président de la Société protectrice des animaux | |
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Émile Pelvey (d) |
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Biographie
Engagé dans de nombreuses actions philanthropiques, Émile Decroix est surtout connu comme le promoteur de l'hippophagie en France et pour son action, en tant que pionnier, à la lutte anti-tabac[1].
Jeunesse et formation
Fils d'un médecin de campagne (ancien officier de santé)[3], il ne peut suivre des études de médecine par manque de ressources familiales et intègre l'École vétérinaire d'Alfort en 1841. Il en sort diplômé en 1845 et entame une carrière de vétérinaire militaire qui durera 33 ans.
Carrière militaire
Son parcours est marqué par 17 années de campagnes militaires[3]. Il sert notamment :
- En Algérie et au Maroc, où il participe à la conquête coloniale et survit à des épidémies de choléra.
- Lors de la Guerre de Crimée (siège de Sébastopol).
- Pendant la Campagne d'Italie (1859), où il s'illustre par son courage à la bataille de Solférino en donnant son propre cheval à son commandant dont la monture avait été tuée.
Il termine sa carrière avec le grade de vétérinaire principal et est fait Officier de la Légion d'honneur en 1878[1], année où il prend sa retraite pour se consacrer pleinement à ses œuvres philanthropiques à Paris.
Engagements et militantisme
Lutte contre le tabagisme
L'engagement de Decroix contre le tabac naît de ses observations sur le terrain militaire, il constate par exemple l'état de manque chez les soldats privés de tabac capables de vendre de la nourriture pour acheter « le poison »[4].
En 1868, il cofonde l'Association Française Contre l'Abus du Tabac (AFCAT)[5] dont le titre sera complété par « et des boissons alcoolisées » en 1872[5]. En 1876 il quitte l'association pour se concentre sur le seul but qui le préoccupe, celui de la lutte contre le tabac, par le biais de l'association « Société contre l'abus du tabac (SCAT) »[1].
Promotion de l'hippophagie
En 1864 il fait une lecture auprès de la SPA, intitulée « Les Préjugés contre l'usage alimentaire de la viande de cheval »[6] où il expose les nombreux avantages, dont l'intérêt économique[7], à la consommation de la viande de cheval. Il sera président de la SPA entre 1886 et 1888.
Postérité
Le , est inauguré à Savy-Berlette, le monument consacré à sa mémoire : un buste installé devant la mairie, en l'honneur de l'homme qui fut « propagateur de la viande de cheval et fondateur de la Société contre l'abus du tabac »[8]. Une statue à sa mémoire se trouve de nos jours à l'entrée du parc Georges-Brassens de Paris (emplacement des anciens abattoirs de chevaux de Vaugirard), le long de la rue Brancion.
Bibliographie (extrait)
- Alimentation des armées en campagne : viande de cheval. Lire en ligne.
- Des moyens d'augmenter la production et de prolonger la conservation du cheval de guerre. 3 février 1871. Lire en ligne.
- Armées en campagne, considérations relatives aux hommes et aux chevaux. 1870. Lire en ligne.
- L'alimentation par la viande de cheval (2e éd.). 1864. Lire en ligne.

rue Brancion, Paris 15e.