Émile Mas (critique)
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| Président d'honneur (d) Syndicat professionnel de la critique théâtre, musique et danse (d) |
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Émile Victor Louis Mas |
| Nationalité | |
| Activités |
Critique dramatique, conférencier, professeur de diction |
| Rédacteur à |
Comœdia, Gil Blas, Le Petit Bleu de Paris (à partir de ), La Volonté nationale (d), Le Gaulois, Excelsior, Le Soir |
| Distinctions |
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Émile Mas, né le à Béziers et mort le à Paris 14e, est un critique dramatique français.
Depuis l’âge de dix-sept ans, Émile Mas a passé à la Comédie-Française toutes ses soirées, totalement quand il le pouvait, et au moins partiellement[1], au point de s’en instituer le titre officieux d’historien attitré et quotidien[2]. Connaissant tout du théâtre de la rue Richelieu, il y avait chaque soir ses deux fauteuils au deuxième rang à droite[1].
Après de fortes études, il avait abordé la scène pour se consacrer bientôt à la critique dramatique. Dès la création, par Henri Desgrange, de Comœdia, il a tenu un véritable journal de la Comédie-Française dans ce quotidien, puis dans la Volonté nationale, le Petit Bleu, le Soir, le Gaulois, Excelsior, etc[3].
Fidèle de la Comédie-Française, ses amis estiment qu’il a dû assister à plus de 15 000 représentations[4]. Une fois cependant, sa place sacrée a été remise en cause : pendant la Grande Guerre, probablement à cause d’un changement de personnel, il a trouvé sa place occupée. Le scandale qui s’en est ensuivi a été tel que, malgré les combats sur la Marne du moment, l’affaire a fait le tour des rédactions : le directeur a dû lui rendre sa place avec force excuses[5]. En 1949, pour la présentation du Misanthrope, avec Annie Ducaux, ses deux places ont été légèrement décalées. Passé au troisième rang, il n’a parlé que de cela dans les couloirs pendant les entractes[1]. De même, lors de la mort de Marie-Thérèse Piérat, il a dû s’aliter tant le choc qu'il a éprouvé était rude[5].
D’une culture profonde, signalé par la sureté et l’étendue de son érudition, cet esprit enthousiaste était également un polémiste ardent, qui a eu des amis, mais également des adversaires il a disparu en plein travail, en plein effort[3]. Il était président d'honneur de l'Association de la critique dramatique et musicale[6].
À l’issue de ses obsèques, célébrées le samedi , Saint-Pierre de Montrouge, il a été inhumé au cimetière Montparnasse[7].