Émile Raybaud
militaire français cadre de la Milice sous le régime de Vichy
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Émile Raybaud, né le 19 mai 1910 à Trans dans le Var et mort le 7 septembre 1995, est un cadre de la Milice et Obersturmbannführer de la Division Charlemagne.

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| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 85 ans) |
| Nationalité |
française |
| Activité |
Biographie
Il étudie à l’école militaire de Saint-Cyr, entre 1930 et 1932. Devenu sous-lieutenant dans l’infanterie, il est assigné au 20e bataillon de chasseurs alpins, à Antibes[1].
Le 1er avril 1940, il est promu capitaine. Deux mois plus tard, il se trouve dans la Somme avec sa division (la 40e division de chasseurs), à combattre les Allemands.
Raybaud est un partisan de la Révolution Nationale du Maréchal Pétain.
Il s’inscrit à la Milice Française. Il devient, en avril 1943, le directeur adjoint de l’école des cadres de la Milice à Uriage.
Il travaille ensuite avec Jean de Vaugelas, au poste de chef d’état-major des Francs-Gardes, en février-mars 1944, pour combattre le maquis des Glières en Haute-Savoie avec les Allemands[2].
En juin 1944, il succède à De Vaugelas muté à Clermont-Ferrand pour commander les forces du maintien de l’ordre en Limousin. Jean Filiol, alias Deschamps, le deuxième patron du service affecté à De Vaugelas par Joseph Darnand, ne s'entend pas avec ce nouveau chef trop indulgent. Émile Raybaud quitte le Limousin pour Clermont-Ferrand où il adoptera le surnom et l'identité de « Marcel Denis »[3]. Henri Barrier, remplacera Émile Raybaud, le 25 juillet 1944 comme chef régional de la Milice à Limoges.
Réfugié en Allemagne, il arrive a Wildflecken à la tête de la première cohorte de miliciens, début novembre 1944. Fin décembre 1944 il est nommé commandeur du 58e régiment de grenadiers Waffen-SS à la suite du départ d'Eugène Bridoux[4].
Le SS-Brigadeführer Gustav Krukenberg confie à Émile Raybaud la formation et la direction du régiment de marche de la 33e division SS Charlemagne réorganisée, le 1er mars 1945.
Il est blessé le 3 mars 1945 par des éclats d’obus, à hauteur des cuisses, aux deux jambes, alors qu’il étudiait la situation de ses troupes, près d’un pont sur la rivière Persante, à l’ouest de Kôrlin. Il est remplacé par Jean Bassompierre. Il est alors proposé pour le grade supérieur et décoré de la croix de fer 1ère classe mais n'apprendra sa promotion qu'en 1970 de la part d'un ancien secrétaire de l'état-major de la division[4].
Il est rapatrié en France après la défaite de l’Allemagne, et emprisonné à Limoges. Il manque de se faire tuer par d'anciens maquisards qui avaient envahi la prison pour faire justice eux-mêmes. Amputé d’une jambe, il est condamné à mort par la cour de justice de Haute-Vienne en 1946. Gracié, il sera libéré en 1951[5],[6],[7].
Bibliographie
Références
- « Maquis des Glières, la bataille (bibliographie commentée, liens et documents) », sur alain.cerri.free.fr (consulté le ).
- « V. Filiol « le Milicien » », sur devirisillustribusblog, (consulté le ).
- Grégory Bouysse, Waffen-SS Français volume 1 : officiers (ISBN 978-1-4475-9358-4)