Émile de Bonnechose
historien français
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François Paul Émile de Bonnechose, né à Leiderdorp en Hollande le et mort le à Paris, est un historien et écrivain français.
| Bibliothécaire Château de Versailles |
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Louis-Gaston de Bonnechose (d) |
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Biographie
Emile de Bonnechose est le second fils de Louis-Gaston de Bonnechose, lieutenant-colonel ayant émigré temporairement en Hollande en 1793 puis devenu sous-préfet, et de Sara Maria Schas, descendante d'une famille calviniste hollandaise[1]. Il est le frère cadet de l'homme d'Église français, archevêque de Rouen et cardinal Henri de Bonnechose[2],[3]. Un jeune frère, Louis Charles de Bonnechose (1811-1832), fut page du roi Charles X et mourut en Vendée lors de l'insurrection légitimiste de 1832 ; le nom de guerre "Boisnormand" qu'il avait adopté à cette occasion a parfois été attribué à tort par la suite à ses frères[4],[5].
Emile de Bonnechose est d'abord élève à la toute nouvelle école de cavalerie de Saint-Cyr en 1818, puis devient officier d’État Major sous la Restauration. En 1826 il épouse Charlotte Gourly, fille d'un vice-amiral de la marine anglaise. Le couple aura trois enfants : Gaston, Charles et Alice.
Ayant accédé au grade de lieutenant, il donne sa démission en 1830 pour se consacrer à la littérature. Il contribue à la Revue Poétique du XIXè siècle[6]. Sa tragédie Rosemonde représentée au Théâtre-Français et son poème Mort de Bailly sont récompensés par l'Académie française. Cela attire l'attention du roi Louis-Philippe Ier qui le nomme bibliothécaire du palais de Saint Cloud. Il devient ensuite bibliothécaire du château de Versailles, du Trianon[7] et de Compiègne.
Il développe ensuite une importante activité d'historien, et publie notamment des ouvrages de référence sur les histoires de France[8] et d’Angleterre, qui seront de nombreuses fois rééditées. Il collabore à la Revue Contemporaine et au Complément du Dictionnaire de l'Académie[9],[10]
Protestant engagé, il publie plusieurs articles dans la Revue chrétienne[11], après que cette publication a fait paraître quelques recensions de ses œuvres. Il préside la société biblique française[12], fait partie du comité directeur de l'Orphelinat de Plaisance pour les jeunes filles[13].
Il est décoré de la Légion d'honneur le [14],[15],[16].
Ouvrages
Pièces poétiques, théâtrales ou romanesques
- 1823 : Corinthe vengée, Dithyrambe[17]
- 1827 : Rosemonde, tragédie en cinq actes et en vers[18], représentée au Théâtre Français en 1828.
- 1827 : Chant pour la Grèce (pièce mentionnée à la fin du livret de Bolivar)
- 1827 : Bolivar[19]
- 1832 : Le jeune vendéen, Elégie[20]
- 1833 : L’Egyptienne, Mise en musique par M. Zimmerman[21]
- 1833 : Mort de Bailly, Pièce en vers[22],[23], prix de poésie de l'Académie Française dans sa séance du [24]
- 1835 : Le cimetière des marins à Granville, poème[25]
- 1835 : Jane Gray, tragédie inédite en 5 actes[26],[27]
- 1835 : Angéline[28]
- 1835 : Les deux chemins dans les lettres, Dialogue en vers[29]
- 1837 : Christophe Sauval, ou La société en France sous la Restauration[30], édition remaniée en 1864 : Christophe Sauval, Chronique du temps de la Restauration[31]
- 1848 : Les fêtes de septembre à Bruxelles[32]
- 1848 : Le roi de Rome[33]
Ouvrages historiques ou pédagogiques
- 1832 : La Plus Facile Des Grammaires[34]
- 1834 : Histoire de France[35] - Nombreuses rééditions. Édition anglaise à partir de la 13eédition[36]
- 1839 : Histoire sacrée[37] - Trois rééditions
- 1840 : Géographie historique et politique de France[38] - Plusieurs rééditions.
- 1840 : Abrégé facile de l'histoire de France, depuis l'origine jusqu'en 1830[39] - Plusieurs rééditions.
- 1844 : Jean Hus et le Concile de Constance: Les Réformateurs avant la Réforme[40] - Plusieurs rééditions - Traductions en plusieurs langues dont en allemand en 1848 (Leipzig)
- 1846 : Lettres de Jean Hus[41] - Édition en anglais la même année[42]
- 1852 : Les quatre conquêtes de l'Angleterre[43] - Prix Montyon de l’Académie Française.
- 1859-1862 : Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés[44] - Ouvrage couronné par l'Académie Française - Traduit en anglais
- 1866 : Bertrand du Guesclin: connétable de France et de Castille[45] - Plusieurs rééditions - Traduit en anglais[46]
- 1860 : Notice sur Joseph Droz (préface à Joseph Droz, Histoire du règne de Louis XVI)[47]
- 1867 : Lazare Hoche[48] - Quatre rééditions - Publié en Angleterre avec introduction en anglais[49]
Articles ou essais
- 1834 : « Le Parlement et les sociétés de tempérance en Angleterre », in Revue de Paris[50]
- 1844 : « Les écoles de la marine », in Revue des Deux-Mondes[51],[52]
- 1850 : Les chances de salut et les conditions d'existence de la société actuelle[53]
- 1854 : « Saint Thomas Becket de Cantorbéry », in Revue Contemporaine[54]
- 1855 : « Le chancelier Bacon et son époque », in Revue Contemporaine[55]
- 1864 : « Le monument de Jean Hus et de Jérôme de Prague à Constance », in Revue Chrétienne[56]
- 1865 : « Channing en face de la nouvelle école théologique », in Revue Chrétienne[57]
- 1868 : « La crise actuelle dans l'Église réformée de France, à propos de Théodore Parker et de son école », in Revue chrétienne[58]
- 1869 : « De l’ignorance des Saintes Ecritures en France au dix-neuvième siècle », in Revue Chrétienne[59]
Recensions
Dans la Revue de Paris
- 1837 : H.M. sur Christophe Sauval[60]
Dans la Revue des Deux Mondes
- 1846 : sur Lettres de Jean Hus[61]
Dans la Revue Chrétienne
- 1859 : Rosseeuw Saint-Hilaire, sur les tomes III et IV de l'Histoire d'Angleterre[62]
- 1860 : Félix Kuhn, sur Les Réformateurs avant la Réforme[63]
- 1862 : Charles Cailliatte, sur Histoire sacrée[64]
- 1865 : Rosseeuw Saint-Hilaire, sur la 13e édition de l'Histoire de France[65]
- 1865 : Félix Kuhn, sur Christophe Sauval[66]
- 1872 : R.H., sur la 15e édition de l'Histoire de France[67]