Contrairement à ses frères, Émile ne cherche pas un commandement étranger, mais fait carrière dans l'armée de Hesse. Durant les guerres napoléoniennes le grand-duché de Hesse est du côté de Napoléon. Il commande pour la première fois des unités plus importantes lors de la campagne d’Autriche de 1809. Lors de la campagne d’hiver 1812, il mène la division hessoise et revint avec seulement 55 hommes sur 4000 au départ. L’année suivante, il combat avec une nouvelle division hessoise lors des batailles de Lützen et Bautzen[1]. Lors de la bataille de Leipzig (1813), il commande la brigade hessoise dans le corps d’Étienne Macdonald. Lors de l’assaut de Leipzig, il fut fait prisonnier par les Prussiens.
Après cette bataille, le grand-duché de Hesse change de camp et le prince Émile mène le corps hessois en France aux côtés des Alliés en 1814-1815[1].
En raison de la constitution du grand-duché de Hesse, le prince Émile est membre de la première Chambre des Landstände(de)du Grand-duché(de) et le président de 1832 à 1849. À la demande de son père, le prince participe au développement du nouvel État. Il était supérieur en intelligence et en énergie à son frère aîné Louis II, mais en tant que prince cadet, il n’avait aucun rôle officiel en politique. Il a donc tiré les ficelles en coulisses. La Constitution hessoise de 1820 fut créée avec sa participation. Le prince Emile suivit une politique strictement conservatrice orientée vers l’Autriche. rejette l'union douanière avec la Prusse. Il est considéré comme l'un des membres les plus importants du conservatisme du sud de l'Allemagne. Lors de la révolution de Mars, il refuse les réformes libérales et suit une politique strictement conservatrice orientée vers l’Autriche s'opposant aux démocrates et aux libéraux
En septembre 1830, une révolte éclate dans la province de Haute-Hesse du grand-duché, dont les membres exprimèrent un mécontentement général envers l’État. Sous le commandement d’Emile, la rébellion fut réprimée par l’armée. Une partie de cette répression fut le bain de sang de Södel, nommé ainsi en raison du nombre de morts et de blessés[2].
Sans alliance, Émile de Hesse-Darmstadt meurt sans postérité[3].
Sources, notes et références
12 Deutsche Biographie: Emil, Prinz von Hessen und bei Rhein
↑ Franz, Eckhart G.; Fleck, Peter; Kallenberg, Fritz (2003). "Großherzogtum Hessen (1800) 1806–1918". In Heinemeyer, Walter; Berding, Helmut; Moraw, Peter; Philippi, Hans (eds.). Handbuch der Hessischen Geschichte. Vol. 4.2: Hessen im Deutschen Bund und im neuen Deutschen Reich (1806) 1815–1945. Die hessischen Staaten bis 1945. Marburg: Elwert. p. 784.
↑Michel Huberty - Alain Giraud - F. et B. Magdeleine, L'Allemagne dynastique, tome 1, Le Perreux, les auteurs, (ISBN2-901138-01-2), p.192