Énergie au Panama
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Rôle du canal de Panama

Environ 900 000 barils/jours (1 % de la production mondiale) de pétrole transitent par le canal de Panama, ce qui fait du canal un point de transit significatif du commerce mondial du pétrole, mais beaucoup moins important que d'autres comme le détroit d'Ormuz[1]. La trafic concerne davantage de carburants que de pétrole brut, et pour l'essentiel va de l'Atlantique vers le Pacifique[2]. Le canal connait aussi un transit significatif de gaz naturel liquéfié et de charbon.
Oléoduc trans-panama
Le Trans-Panama Pipeline est un oléoduc qui traverse le pays, à proximité du Costa Rica. Il relie deux terminaux pétroliers situés à Puerto Armuelles (littoral pacifique) et Chiriquí Grande (littoral carribéen). Il a été inauguré en 1982 et fonctionnait dans le sens pacifique-atlantique, à l'époque, son objectif principal était le transport du pétrole brut venant d'Alaska vers les marchés du golfe du Mexique et de l'Atlantique. Les grands pétroliers ne pouvant traverser le canal (limite de gabarit), ils déchargaient leur pétrole à Puerto Armuelles et d'autres pétroliers le chargaient à Chriqui Grande[3]. Le trafic de pétrole d'Alaska s'est terminé en 1996 après 2,7 milliards de barrils transportés, du fait principalement du déclin de la production à Prudhoe Bay. Après avoir servi à transporter du pétrole venant d'équateur, le pipeline a, en 2009, vu son flux s'inverser : il transporte maintenant du pétrole du bassin atlantique vers le pacifique[4].
Exploration-production d'hydrocarbures
Le Panama ne produit aucun combustible fossile (pétrole, gaz ou charbon)[5]. La géologie de l'isthme est récente et volcanique n'offre pas la perspective de découvertes de combustibles fossiles. Néanmoins, au cours des années 2010, des gisements de pétrole et de gaz ont été découverts au large de la Colombie, assez près de la frontière maritime entre les deux pays pour envisager que le système pétrolier puisse se prolonger dans les eaux panaméennes. À partir de 2018, le pays a proposé des territoires maritimes en concession pour l'exploration pétrolière[6].
