Éphésiaques

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Éphésiaques
Jacopo Amigoni. La Rencontre entre Habrocomès et Anthia, lors de la fête de Diane Artémis. 1744. Staatsgalerie Stuttgart.
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Les Éphésiaques (en grec ancien Ἐφεσιακά / Ephesiaká), ou de manière plus complète les Récits éphésiens relatifs à Anthia et Habrocomès (Κατ' Ἄνθειαν καὶ Ἁβροκόμην Ἐφεσιακά / kat' Ántheian kaì Abrakómên Ephesiaká), sont un roman grec d'époque romaine, attribué à Xénophon d'Éphèse, auteur dont on ne sait pratiquement rien, et daté généralement du IIe siècle.

Le texte nous est parvenu par un seul manuscrit conservé à Florence, le Laurentianus Conventi Soppressi 627 (XIIIe siècle)[1], qui contient trois autres romans antiques (Daphnis et Chloé, Leucippé et Clitophon et Chéréas et Callirhoé). Organisé en cinq livres, il est assez court au regard de la multiplicité des épisodes du récit — et il est le plus court des romans grecs qui nous sont parvenus[2]. Cependant, comme dans sa notice sur Xénophon d'Éphèse[3], la Souda parle d'un roman en dix livres (βιβλία ι’), on a pu supposer que la version conservée était abrégée[4] — un épitomé —, mais rien n'est moins certain[5], d'autant plus que la notice pourrait présenter une erreur de numération et qu'il faille y lire non pas βιβλία ι’ dix livres ») mais βιβλία ε’ cinq livres »)[6].

L'ouvrage est édité et traduit en latin pour la première fois en 1726 par Antonio Cocchi, et il est publié en français pour la première fois en 1736, sous le titre Les Ephesiaques de Xenophon Ephesien, ou les Amours d’Anthie et d’Abrocomas, traduits en françois [sic] , dans une traduction anonyme. Cette publication sera suivie par une seconde traduction en 1758, due à Jean-Baptiste Jourdan, intitulée Les Amours d’Abrocome et d’Anthia, histoire éphésienne, traduite de Xénophon par M. J.*.*.*, enrichie de figures en taille-douce, avec des notes sur la géographie, les mœurs et différens [sic] usages des Anciens[1]. La première traduction ne connut pas de réimpression, contrairement à celle de Jourdan, qui parut six fois entre 1761 et 1797. L'édition de 1781 parut en Italie, à Lucques, preuve du succès de la traduction, dans une édition synoptique qui présentait sur deux pages en regard et en quatre colonnes, avec d'un côté, le texte grec de Cocchi et sa traduction latine, de l'autre une traduction en italien et celle de Jourdan[1].

Résumé

Notes et références

Bibliographie

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